Lebetain et le Sud-Territoire – Février 2021

Pour cette seconde balade de l’année, j’ai demandé l’assistance d’un ami baladeur qui connaît bien les environs de Lebetain et le Sud-Territoire.

Sur la base de ses suggestions et les envies que j’ai eues de vous faire découvrir, au moins pour ceux qui ne sont pas d’ici, j’ai retenu ce tracé.

Place de la Libération

Nous étions 22 au départ de la Place de la libération en face de l’église dont le clocher a quelque peu surpris pas mal d’entre nous par sa modestie : il faut dire que cette église est l’œuvre de bénévoles qui continuent de l’entretenir…

Lebetain Sud-Territoire
Nous étions masqués…

Jojo était au départ pour immortaliser le groupe avant qu’il ne se disloque pour respecter les contraintes sanitaires, et cela s’est accentué du fait des difficultés du terrain et de la forme des participants.

Nous sommes partis en remontant sur la rue des deux fontaines, puis avons tourné à gauche sur la rue de la Grapatte qui s’est rapidement transformée en chemin abîmé par les engins forestiers. Après avoir laissé à notre gauche l’affût des chasseurs, nous avons rejoint le balisage de la Boucle des trois vallées un rond vert sur fond blanc.

La Batte

La descente rapide vers le ruisseau la Batte, justifiant l’usage des bâtons de marche, est la première difficulté, rapidement suivie par une seconde, le franchissement avec un sac à dos, du passage piéton très étroit et bordé de barbelés, puis d’une troisième, le ruisseau, du fait de la fonte des neiges, s’étant largement répandu. Son franchissement s’est fait, selon l’humeur de chacun, en différents endroits. Notons que certains documents nomment ce ruisseau : l’Adour !

Finalement, tout s’est bien passé et le groupe a remonté le ruisseau et ses innombrables petites cascades, ses plages minuscules sous un beau soleil ! Magnifique.

Nous quittons le balisage « rond vert » et continuons à suivre le ruisseau plus ou moins proche. Arrivé au second passage piéton, Jean-François passe par-dessus la barrière fermée par un cadenas.

Le val de Saint-Dizier-l’Évêque

Au Hameau du Val de Saint-Dizier, nous tournons à gauche sur la rue de Villars-le-Sec en direction de la chapelle dite « du val » ou « Notre-Dame », et ce faisant, commençons le suivi du balisage « anneau jaune ». C’est l’occasion de voir le détail des constructions anciennes : merci René !

Traversant la route Lebetain – Villars-le-Sec, nous prenons le chemin du village en direction des chalets.

C’est alors que passe un automobiliste qui nous dit qu’il est dangereux de nous aventurer sur ce chemin, car il y a une battue au sanglier. En effet, une pancarte l’indique sur la gauche du chemin.

Après un moment d’hésitation, nous passons outre et continuons en direction des chalets. Un peu plus loin, à coté d’une autre affiche indiquant la battue, un chasseur est posté sur le chemin qui continue tout droit, alors que nous obliquons vers la gauche ; il nous signale que la battue est terminée car les sangliers sont passés en Suisse !

La montée aux Pas du Diable

La montée est très progressive, et nous apercevons au moment d’obliquer sur la droite un groupe de chasseurs, l’arme « cassée » sur l’épaule. A la sortie du bois, nous avons une belle vue sur Saint-Dizier-l’évêque, et poursuivant notre chemin, nous pénétrons de nouveau dans le bois.

Là, après une marche assez facile, les montées se font plus rudes et étirent notre groupe. Nous faisons alors quelques haltes pour nous rassembler. Arrivés sur la butte, nous trouvons le balisage « anneau rouge sombre » qui nous mène, avec une très forte montée et de gros arbres déracinés à contourner, aux fameux « Pas du Diable ».

Une pause est alors bienvenue. La légende est évoquée, mais elle est mieux racontée sur le site ci-dessus, et celui-ci !

Sur le plateau

Nous repartons suivant les deux balises « anneau jaune » et « anneau rouge sombre » du Sud-Territoire, d’abord sur la route de Lebetain à Villars-le-Sec, direction Lebetain, puis, tournant à gauche, dans le petit bois qui débouche sur un point de vue tout-à-fait remarquable sur la ligne bleue des Vosges, le village de Saint-Dizier, et Delle.

Nous savourons l’endroit et la vue un moment sur ce Sud-Territoire si attachant, et évoquons la présence, maintenant passée, d’un abri de briques et de bois, qui a été vandalisé : c’était un endroit magique pour pique-niques familiaux, même s’il pleuvait ! Maintenant, il faut attendre le beau temps…

Le chemin se poursuit sur le chaume quasiment à l’horizontal avant de s’enfoncer à nouveau dans le bois. Dans un virage, nous quittons le balisage « anneau jaune » mais conservons « l’anneau rouge sombre ».

Sur le point d’arriver sur la butte qui marque la fin du bois où il y a eu beaucoup de travaux forestiers cette semaine, nous quittons le balisage « anneau rouge sombre » pour suivre un sentier à peu près parallèle à la lisière du bois et trouvons le chemin balisé « rond bleu », le « chemin des passeurs ».

Arrivée à la Frontière : le Paradis

Nous le remontons à gauche en direction de la frontière marquée par les fameuses bornes à l’ours de Berne et au Lys de France, sauf pour les modernes ; celle de l’angle de la route près du Paradis et du Purgatoire étant elle, marquée « RF » coté France et « CS » coté Suisse.

C’est l’occasion de nous rassembler une fois de plus et de prendre quelques photos de ces bornes plus ou moins abîmées. Nous sommes au plus haut de la balade : 612m.

Nous ne sommes pas en avance sur l’horaire que j’avais imaginé, et sur cette route 50 nous sommes sur le goudron globalement en descente.

Casse-croûte à Croix

Nous arrivons au Parc des Puits à balanciers de Croix vers 12h30 et Jojo nous y attend depuis plus d’une demi-heure avec du café, des petits gâteaux au sirop d’érable québécois, et pique-nique avec nous tous.

La légende de Saint Dizier raconte qu’en cet endroit le saint homme voulut prier. Il coupa une mince baguette, en fit une croix qu’il ficha en terre. Le rameau pris racine et devint plus tard un grand arbre en forme de croix. Des hommes vinrent, un village se forma, il prit le nom de Croix.

Nous sommes répartis sur les différents points du parc des puits. Pour ceux qui y pensent, c’est l’occasion de poser les chaussures ou d’en changer, n’est-ce-pas, Danielle ?

Le moment est bienvenu et savouré. C’est très calme. Nous admirons l’architecture de la ferme qui semble abandonnée à coté du Parc.

Le kirsch de Lods et le Génépi circulent, et sont bien appréciés, mais personne n’abuse des bonnes choses.

Le retour par le val

Nous repartons et laissons Jean-François et son épouse nous quitter en voiture ; ils nous retrouveront au val de Saint-Dizier.

Nous suivons le chemin équestre sur la rue principale de Croix, passons devant l’église, et prenons la route de Lebetain et Delle sur environ 200 m. Là, nous prenons à droite sur un chemin en pente douce qui va nous mener d’abord en espace libre, puis en forêt au Val.

Il n’y aura plus d’autre montée que celle qui va nous mener du Val à l’église de Saint-Dizier-l’Évêque. C’est l’occasion pour certains de blaguer l’organisateur de la balade !

Le long du chemin, nous nous arrêtons de temps en temps pour attendre les plus en retard. Les traces des travaux forestiers sont bien présentes. Au passage nous voyons des chemins divers : chemin des passeurs, chemin des pas du Diable, etc.

Le chemin de terre devient goudronné : nous arrivons aux première maisons du Val. Presque en face de la seconde maison du Val, la source de la Batte nous attire. La Batte sort d’une sorte de petite grotte repérée par des spéléologues.

Environ 100 m plus loin, Jean-François et son épouse nous attendent et nous prennent en photo.

Encore environ 100 plus loin, c’est l’arrivée au Lavoir et à la fontaine. Tous les deux sont célèbres et font partie du patrimoine classé. L’ensemble est maintenant dans un état qui mériterait un entretien sérieux et la fontaine, à l’eau de laquelle nous nous servions, est marquée « non potable ».

Le lavoir a une structure peu commune car il servait pour le traitement de la folie.

Encore un peu de culture…

Le groupe se rassemble pour ce monument, puis c’est la montée vers l’église, assez rude, surtout dans ses derniers mètres, tout à coté de la petite vigne.

Comme d’habitude, l’église, classée, est ouverte et les personnes qui ne la connaissent pas en profitent pour la visiter, crypte, pierre des fous, sarcophages, etc comme en attestent quelques photos.

Il ne reste plus maintenant qu’à redescendre la route D26 en ligne droite ou presque depuis la sortie du village vers Lebetain pour arriver sur la rue de la Libération au début de laquelle une croix rappelle le martyr d’une jeune de 12 ans, Laure de Saint-Dizier-l’Évêque :

« Ici, le 7 septembre 1884, Laure Mueth de Saint Dizier, âgée de 12 ans, a payé de sa vie la défense de sa vertu. Priez pour le repos de mon âme et la conversion de mon meurtrier ».

Nous passons devant le monument de la Libération au coin de la rue des neufs prés (route 26) et de la rue sur la côte, puis c’est la rue du château d’eau et retour vers la place d’où nous sommes partis ce matin par la rue des deux fontaines.

Cette place est remarquable dans le Sud-Territoire par la présence du lavoir, du calvaire et de la fontaine. Mais qui a pensé à les regarder dans la presse du retour au domicile dans les délais légaux ?

Attention : Retrouvez la trace de cette balade ici.

Claude Perrot,
Photos : Claude, Danielle, Jean-François, Jojo, Nicole, René et Sophie


Quelques photos supplémentaires


La publication a un commentaire

  1. putaud

    Bravo à toute la bande . Magnifique promenade que je connais bien .l’été il est impératif de se tremper
    dans le lavoir avant de passer sous la pierre du fou sinon la magie ne fonctionne pas ….
    Bien amicalement.
    Daniel Putaud .

Laisser un commentaire