Quinze jours de permanence à l’accueil « Europa Compostela »

Sylvie et Jean-François Vitrey, de Beaucourt (90) ont assuré, en août 2017, deux semaines de permanence au local de la Fédération Française des Associations des Chemins de Compostelle (FFACC) au n° 4, Rue Becdelièvre au Puy en Velay. Ils racontent tout le plaisir qu’ils ont eu à se mettre au service des autres, mais aussi leur chemin, quelques années plus tôt ….., avec le souvenir du long périple qui les a amené à accepter cette mission :


« Le 5 avril 2012, parti de Héricourt, là où se trouve la coquille (balise) la plus proche de mon domicile, en compagnie d’un collègue de travail, Michel, je faisais mes premiers pas sur le Chemin. La magie a opéré : partis pour 15 jours, on en a fait 21. La suite, tous les pèlerins la connaissent …. : l’année suivante, on partait pour 5 semaines, et, là encore on a joué les prolongations. Le 23 septembre 2013, je traversais Le Puy en pèlerin. Qu’y ai-je vu, à part la messe et la bénédiction des pèlerins ? Pas grand-chose ! Et mon chemin a continué …. Et il continue encore ….
En acceptant cette permanence, (qui pour nous fut une vraie mission), nous avons été comblés, à fortiori avec les processions et les offices de la fête de l’Assomption, les animations estivales, les balades de proximité, les nombreuses visites qui nous plongent dans des siècles d’histoire…Il nous est même arrivé de démarrer l’étape Le Puy/Saint-Privat, sur quelques kilomètres, avec les pèlerins du jour, et faire demi-tour afin de rejoindre notre permanence.De 10 h à 12 h 30 et de 14 h à 18 h, fidèles au poste, nous avons échangé avec près de 350 personnes par semaine, réparties essentiellement en quatre catégories : touristes ou curieux, seulement intéressés de savoir comment ça marche et de se faire au passage une petite idée ou une page d’Histoire. On rencontre ceux qui sont prêts à partir et qui se documentent à fond sur les meilleures conditions pour réussir leur première expédition, eux-mêmes déjà persuadés que leurs premiers pas sont importants ; ils sortent généralement rassurés et confortés par nos conseils et nos témoignages. On voit aussi les pèlerins, qui comme je l’eus fait, ne font qu’étape, et s’enquièrent de la suite à la lueur de notre expérience. On reçoit enfin les anciens qui passent nous saluer, en ne manquant pas de nous faire part avec nostalgie des moments qui ont marqué leur pèlerinage, et quand il y a des futurs pèlerins qui tendent l’oreille, ça fait chaud au cœur de voir que le pèlerin d’hier est le meilleur ambassadeur et « parrain » du pèlerin de demain …
En conclusion, je dirais que, là encore, dans ce monde magique du Chemin de Compostelle, quand on y a goûté on en redemande ! »

Jean-François

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