Mairie lavoir de Belmont, 9 heures.
Venus pour les plus éloignés du Sundgau et de Besançon, nous sommes 14 à nous diriger sortie sud de Belmont.
Nous traversons un joli bois direction le moulin Millet une courte pause vers de petits restes automobiles démontrant, s’il était nécessaire, que l’archéologie de la bagnole est une science balbutiante. Arrivés au moulin Millet situé dans un très joli vallon, force est de constater que, du sentier balisé, les entrailles du moulin ne se voient pas.
De nouveau en sous-bois nous longeons des murgers qui malgré l’abandon résistent au temps prouvant, par leur importance, la grandeur ancienne de ce chemin. Les amis de la Via Colombani transmettent chemin faisant leur connaissance et amour de ce petit univers des Vosges saônoises.
L’air de rien et sans le vouloir nous contournons le petit village de La Lanterne. Au débouché du chemin sur une petite route nous nous arrêtons au bord d’un étang. En ce lieu une minute de silence est observée afin de permettre aux batraciens locaux de reprendre leur chant.
Direction le hameau du Haut-Bois, nous longeons le mur de clôture d’une ancienne ferme, ce dernier ayant intégré les anciennes plaques de couverture en grès rose dites (lauzes) de façon belle et originale.
Une centaine de mètres plus loin, virage à 90 ° degrés direction l’abri de l’étang de la grande chaussée ; étang ayant la double spécificité d’être d’une part le plus grand que nous longerons et d’autre part d’être en herbe ce qui arrive normalement, régulièrement, dans la vie d’un étang. Là, nous marquons la première pause de la rando avec à la clef une part de gâteau aux noisettes et des noix du Brésil.


Repartis du bon pied toujours au choix, nous quittons le balisage de la boucle du chemin des hauts bois, filons par un petit sentier vers une très belle et ancienne ferme de polyculture restée dans son « jus », ce qui donne un ton bucolique à l’endroit. Cette maison, pour les non habitués du coin, donnera lieu à beaucoup d’observations sur les détails de son architecture.
Nous marchons maintenant sur la partie plateau ouverte en direction d’Écromagny, ce tronçon non boisé nous permet d’observer au loin le ballon de Servance, la Planche des Belles Filles. Nous retournons en forêt au sud d’Écromagny que nous contournons en suivant le chemin des Époissets.

Délaissant le Moulin Gillot à notre droite nous trouvons une petite couleuvre mal en point. Après vérification de son de son pedigree (merci google) nous l’installons au frais.
Aux abords d’Écromagny nous traversons une pâture utilisant à cette occasion pour franchir une clôture, le plus simple et le plus pratique des portiers constitué de 3 piquets (merci les anciens).
Douze heures trente nous voici à Écromagny. Traditionnelles photos près du magnifique travail, et repas à l’ombre du tilleul sur la terrasse du café de Charlotte aimablement mise à disposition par son dynamique propriétaire.
L’endroit est très agréable et nous vaut le commentaire du jour : « mieux ce serait indécent ».
L’après-midi nous rencontrons des randonneurs en quête de leur chemin, nous terminons notre boucle par des sentiers ombragés.
A 16h15 nous arrivons à la mairie lavoir, l’organisation du jour ayant prévue une boisson fraiche (eau plate ou gazeuse) bien accueillie par tous.
Vingt et un kilomètres pour avoir envie de revenir …
A plus
Merci à Tous
Texte : Bruno
Photos : Catherine, Michel, René






















J’aime beaucoup lire les récits de vos balades. C’est un pur bonheur ! continuez M. L. Figard