Chemins partagés 2026 – 07

Après cette période de canicule éprouvante, et en attendant la prochaine, voici un peu de lecture avec, si vous le souhaitez, accompagnement musical.


S’inscrire, participer, marcher

La traditionnelle randonnée nocturne de Belfort, avec bâtons lumineux, organisée par le Comité Départemental de la Randonnée pédestre 90, encadrée par les accompagnateurs du CDRP 90, aura lieu vendredi 18 septembre.  Parcours de 7 km 100. Dénivelé 126m. 2h30 de marche.

Rassemblement à partir de 18 h parking de l’Arsenal. Départ à 18 h 30. Petit ravitaillement. Frais de participation: 2 €.

Renseignements : 06 84 19 26 78.

Michel Limoge, l’un des organisateurs, signale :

Nous avons besoin de bénévoles pour encadrer la rando et le ravitaillement. Veuillez-vous inscrire au  06 84 19 26 78 ou par mail : limoge.mic@orange.fr
Merci d’avance pour votre engagement. Cordialement ».


Marcher pour la Paix

Documents et photos, Frédérique Godbin

Frédérique Godbin, adhérente de longue date à l’af-ccc,  nous adresse ce témoignage :

Des marcheurs se sont mis en route des 4 coins de l’Europe. Des Espagnols sont partis du Cap Fisterra en janvier….

Pour ma part, avec une amie qui est déjà allée jusqu’à Saint-Jacques l’an dernier,  nous avons rejoint les marcheurs, pèlerins pour la plupart, à Besançon. Certains étaient partis de Paris le 1er Mai, avec Joseph le « coordinateur « pour la France, d’autres de Sens ou de Vézelay.
A Besançon, nous avions organisé une visite guidée de la cathédrale et du musée du temps. Logés à l’accueil jeunes, nous avons assisté à un office, et ensuite partagé un chaleureux  repas.

Le lendemain, le 27 mai, notre première étape nous a conduit à Foucherans. Pour notre part, nous souhaitions atteindre Lausanne, ce fut fait en 6 jours en empruntant une partie de la Via Francigena.

Nous étions en permanence entre 7 et 9 au gré des arrivées et des départs puisque certains nous ont rejoints à Ornans ou Jougne ; d’autres nous ont quittés pour des obligations diverses.

Il y a eu des temps forts, de la cohésion, des divergences d’idées, c’est humain !
Cependant, nous tendions tous vers un même but : porter un message de paix à travers ces chemins. Dans les villes, les villages, dans les hébergements, les personnes rencontrées ont accueilli la démarche avec sympathie.
Lausanne a été un temps fort, puisque nous avons fait connaissance avec des pèlerins venus du sud, du Puy-en-Velay, des Pays-Bas, d’Allemagne,….

Chitose, (elle fait partie du réseau international, du fait de ses origines et convictions) a fait le déplacement depuis Nice pour raviver la flamme de l’Espoir, sous forme de braises en provenance de la bombe atomique d’Hoshino au japon, bénie par sa sainteté Le Dalaï-Lama. La flamme unit seize   flammes précieuses provenant de différentes régions du monde. Nous en avions pris soin tout au long du parcours et nous l’avons transmise.

Autres symboles : l’oriflamme avec la Colombe de La Paix et le « Bâton » gravé du parcours de chaque groupe à travers l’Europe pour l’instant, puis, au-delà jusqu’à Jérusalem en 2027. Cette « marche solidaire et confraternelle » restera gravée en moi pour toujours.

Merci à Joseph qui s’est fixé le but ultime, à Chitose, Christiane, Isabelle, pour sa grande contribution à la logistique, Hervé, Éric, Michel, Joëlle, Marie-Thérèse, France, et tous ceux qui ont pris le relais à Lausanne.


Se rafraîchir à Bellemagny

Ce samedi 27 juin, on ne pouvait rêver mieux qu’un couvent pour savourer le film « Sister Act’ ».

La soirée organisée par la Communauté Européenne d’Alsace dans les jardins du couvent de Bellemagny attira quelques courageux bravant la canicule.
Canicule, qui certes empêcha le public de danser sur les musiques entrainantes jouées par l’Orchestre d’accordéons du Sundgau en début de soirée, mais rafraîchissements, passages de brumisateurs et nuages menaçants, zébrés d’éclairs, finirent par rendre l’atmosphère idéale pour une séance de cinéma en plein-air. Émotion et rires partagés.

Merci aux bénévoles, aux sœurs et à Mère Myrjam (qui a fait le choix du film) pour ce moment de détente dans une fraîcheur réconfortante.

Texte et photos René Michaux


Marcher, chanter

M et M Robert à Villers-sur-Saulnot, Jean-Claude et Ginette à Villersexel,  deux hébergeurs chez qui elle a fait étape,  ont été conquis par les chants de Katharina. Ils ont imaginé qu’elle puisse exprimer son talent dans un lieu plus approprié que leur véranda ou domicile.

C’est ainsi que le 26 juin, cette pèlerine inhabituelle est arrivée au petit matin à Marast. Juste à l’heure de l’ouverture du prieuré, à 8 h, une petite assemblée d’hébergeurs des environs et d’adhérents, prévenus, a pris place dans l’édifice qui reçoit chaque année de nombreux concerts grâce à son acoustique exceptionnelle. 

Katharina, accompagnée de sa guitare,  a interprété a capella durant une petite heure des classiques religieux, comme un Ave Maria plein de ferveur, des compositions de son cru et des reprises de divers folklores qu’elle a traduits en français.  Sa voix très pure a empli la nef. L’émotion a saisi l’assemblée. 

Tout sourire, Katharina a ensuite répondu aux questions de son public. Un arrêt d’activité professionnelle lui permet cette parenthèse de marche. Partie d’Allemagne, traînant un lourd chariot, et à raison d’une dizaine de km par jour, son objectif est de rejoindre Paray-le-Monial dont elle garde un souvenir vivace après y être allée enfant. Ayant suivi des études musicales, elle fait partie d’associations de chants et de composition et a l’habitude de se produire en public. Si elle chante de tout son cœur, de toute son âme, c’est qu’elle recherche « des accointures avec le Seigneur » a-t-elle expliqué dans son français sympathique.

Merci aux hébergeurs, à M et Mme Mathieu à Marast et à l’association des Amis du Prieuré de Marast pour l’organisation de cette aubade inhabituelle.

Texte, photos, enregistrement Nicole Blivet


ARRIVER AU BUT, REMERCIER

Mail du 10 juillet 2026 09:46

Objet:   Pèlerinage accompli

Bonjour,

Je m’appelle Félix Delecroix, je suis très heureux de vous dire je viens de terminer mon pèlerinage vers Compostelle en partant de Belfort le 17 avril !

J’ai assisté à une de vos permanences à Belfort en février, peut-être que vous vous en souviendrez. Je tenais à vous remercier pour le balisage impeccable en Franche Comté, et pour votre guide. Pouvez- vous également transmettre ce mail à Paul avec qui j’ai eu un bel échange sur le chemin, et Christophe que j’ai rencontré à l’abbaye d’Acey, qui m’a donné une de ses coquilles, que je j’ai pu amener une nouvelle fois à Santiago !

Merci beaucoup, Félix


Papiers, s’il vous plait

A savoir : il est obligatoire, lorsque vous faites le chemin en Espagne, de détenir l’original de votre carte d’identité.

Anecdote : ce printemps, une pèlerine ayant repris sa marche depuis Bordeaux est arrivée à Roncevaux. Sa credencial et sa carte d’identité lui ont été demandées à l’arrivée au gîte. Par peur de la perdre, elle n’avait qu’une copie de CI. Les hospitaliers ont toléré qu’elle passe la nuit sur place et l’ont avertie qu’elle ne pourrait continuer sa marche sur le Camino francès.  Ils l’ont  informée qu’ils commandaient un taxi pour qu’elle redescende le lendemain matin à Saint-Jean-Pied-de-Port. Ce qui fut fait. Fin du chemin pour cette pèlerine bien désolée. Le chauffeur du taxi va ainsi chercher plusieurs fois par semaine des candidats au camino….


Nicole
Communication af-ccc

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