Avant l’assemblée générale du 28 février prochain, voici quelques dates à noter dans vos agendas et quelques nouvelles.
Accueillir et informer les pèlerins au Puy-en-Velay – Appel à volontaires pour la saison 2026
L’association Les Amis de Saint-Jacques du Velay écrit :
Chers amis jacquaires,
L’esprit du Chemin se prépare dès maintenant ! Pour que la saison 2026 (du 1er avril au 15 octobre) soit une réussite, nous avons besoin de votre enthousiasme et de votre engagement pour assurer l’accueil des pèlerins de 14h à 19h au Camino au Puy-en-Velay.
Quoi de neuf pour cette saison ? Grâce à une nouvelle convention en cours de signature avec l’ARA, les conditions de bénévolat s’améliorent pour vous offrir plus de confort et de partage.
Hébergement privilégié : Les permanents sont désormais logés au gîte des pèlerins, idéalement situé à seulement 150 mètres du Camino.
Convivialité renforcée : Vous aurez désormais accès à la cuisine pour préparer vos repas. Vous pourrez les partager sur place avec les hospitaliers de l’ARA, un moment privilégié pour échanger nos expériences.
Souplesse pour vos repas : En complément de la cuisine, vous gardez vos habitudes ! Le petit-déjeuner se prend en chambre, et pour les autres repas, le Conseil Départemental (hors août) et le gîte Saint Georges restent à votre disposition.
Soutien financier : Sous réserve de l’accès effectif à la cuisine, un défraiement de 6 € par jour vous sera accordé.
Comment nous rejoindre ? Que vous soyez un habitué ou que vous souhaitiez tenter l’aventure de l’accueil pour la première fois, votre aide est précieuse… Pour vous inscrire, il vous suffit de nous répondre par mail en indiquant :
– Vos dates de disponibilité.
– La période souhaitée.
Nous sommes bien entendu à votre écoute pour toute question sur ces nouvelles modalités.
Que l’esprit de partage qui nous anime continue de guider chacun de vos pas, au plaisir de vous retrouver sur le Chemin !
Contact : amisdestjacquesduvelay@gmail.com
Site internet : https://lesamisdesaintjacquesduvelay.org/lassociation/
Blog à suivre
Monique et Jean-Louis Aspirot, les très actifs bénévoles ayant assuré pendant 12 ans la gestion du bureau d’accueil des pèlerins à Saint-Jean-Pied-de-Port, communiquent :
Monique et moi ne faisant plus partie de l’Association des amis de St Jacques Pyrénées Atlantique, avons décidé de continuer l’action accomplie, à l’accueil de St Jean pied de port, auprès des pèlerins, à travers un blog et une page Facebook que nous vous invitons à consulter, amender, critiquer etc…..car pour nous quand « un chemin se termine, un autre chemin commence » (St Augustin)
Via Cluny, un site à suivre
Si vous souhaitez en savoir plus sur la Via Cluny, le site de l’association vous donne tous renseignements sur les itinéraires, le patrimoine, les possibilités d’hébergement, les curiosités….. Vous pouvez aussi vous abonner à leurs lettres d’information, toujours très intéressantes.
En savoir plus sur l’association Chemin de Cluny Franche-Comté Bourgogne : https://www.viacluny.fr/
Du 8 au 18 septembre – Pèlerinage Compostelle par la voie d’Arles
Claude Censier informe du pèlerinage organisé conjointement par l’Association des Chemins de Compostelle et de Rome en Bourgogne et Franche-Comté (ACCR-BFC), dont il est président, et le Service des pèlerinages de la Maison Diocésaine de Dijon. Ce « pedibus » conduira cette année à Compostelle par la voie d’Arles. Le président précise que
La priorité sera donnée aux marches qui sont toutes sans difficulté majeure et qui se dérouleront sur des nouveaux parcours symboliques et/ou chargés d’histoire et qui seront complétées par des visites ; il y aura régulièrement des petites et des grandes marches ».
Récit
Dans une lettre précédente, nous avons laissé Guy Diemunsch alors qu’il avait passé la frontière franco-belge de son chemin de Namur à Vézelay. Nous le retrouvons ici au petit matin à Rocroi. Voici le récit de sa sixième étape.
Attablé pour le petit-déjeuner, mon attention est captée par un couple bruyant – car porté par des godasses de randonnée – et se déplaçant gauchement, encombré qu’ils sont par leurs sacs à dos que je soupèse du regard. Descendant des étages, ils sont faciles à cataloguer d’autant que chacun porte en signe de reconnaissance la traditionnelle coquille épinglée sur l’arrière de son barda. Ils partent et d’instinct, je me manifeste en leur souhaitant bonne route. Il y a fort à parier que ces deux-là, je les retrouverai à un moment ou à un autre. La réponse du type est éloquente ; il comprend le français, le parle tant bien que mal mais avec un accent qui ne laisse que peu de doutes : s’ils ne sont pas flamands, ils viennent certainement de contrées germanophones ou néerlandaises.
Je quitte l’hôtel vers 8h45 pour me retrouver cinq minutes plus tard devant la porte du bureau de poste qui ne s’ouvrira que dans 10 minutes. Je compte expédier ma petite tente et quelques accessoires de camping qui ne me serviront plus.
30 mn plus tard, déconfit, je quitte l’office avec sous le bras ma petite tente et les accessoires associés qui n’ont pas trouvé place dans la cartonnerie commerciale standard. Je devrai trouver une autre solution.
Je quitte Rocroi par la ‘‘Rue de France’’ et maintenant sur le ‘‘Chemin du Curé’’, je passe à moins de 500 mètres du champ de bataille où en 1643, Condé – le ‘‘Grand Condé’’ – mit en déroute la cavalerie espagnole. Une stèle rappelle l’événement mais j’ignore le chemin qui y mène car l’aller et retour (1000 mètres supplémentaires) me paraissent trop cher payés.
Qu’il fait chaud, déjà, sur le tarmac de cette voie plate, toute droite et copieusement arrosée par un soleil dévoué. Attention aux ampoules ! D’ailleurs, après cinq kilomètres d’une marche active, je verse sur le bas-côté, déchausse et enduit l’extrémité des pieds d’un corps gras réduisant l’effet chauffant du frottement. Toute la journée je resterai attentif au moindre signal ‘‘danger !’’ qui montera de mes paturons…, exclusifs et délicats vecteurs de ma locomotion.
La route devient sylvestre en s’engageant dans une forêt domaniale légèrement vallonnée et une bosse plus loin que la sortie du bois, me voici aux portes d’un village : CHILLY. Au passage d’un ruisseau, j’admire l’innocence de ce couple qui lave une voiture garée au milieu du gué. Devant eux, un panneau immanquable stipule ‘‘Parc Naturel Régional des Ardennes’’ et distille moult précautions pour préserver la faune et la flore locales.
Le village est agréablement fleuri, jouant de quelques élévations de terrains pour marier avec goût la pierre et les couleurs florales. ‘‘Jésus Christ’’, c’est le nom de la rue principale. Evidemment, avec un tel inspirateur et maître d’œuvre… ; vient-il lui-même arroser les roses ?
Les bosses se suivent, prononcées et s’effaçant au terme de montées pénibles alors que se déploie partout à l’entour la campagne ardennaise ; une toison verte à foison qui supplante l’ocre des céréales.
C’est l’arrêt de midi ; je me tiens tapi à l’ombre d’un sous-bois, menacé par des ronces entreprenantes. Les vaches ne sont pas loin mais les taons ne me trouvent pas. Une demi-heure plus tard, de nouveau en piste, je grimpe à L’ÉCHELLE par la ‘‘Rue de la Croix’’ (après J.C. et la croix, est-ce le calvaire qui m’attend ?)
Au cœur du village, le château du 16ème siècle ne laisse pas indifférent. Ses tours me suivront sur le ‘‘Chemin des Pierrettes’’, une piste pour tracteurs à travers orge et avoine. Les herbes folles, hautes et vigoureuses cachent souvent des inégalités du sol sec ; méfiance… mais pourquoi ne pas rendre visite à cet opportun verger abandonné ? Il suffit de pousser une symbolique barrière branlante pour atteindre les framboises et les groseilles… perdues au milieu des ronciers et des orties.
La totalité du texte est en téléchargement ci-dessous :
Bonne lecture et à bientôt,
Amitiés jacquaires,
Nicole
Communication af-ccc





