Les marches mensuelles ont pour but de créer des contacts entre les anciens et les futurs pèlerins et de permettre à ces derniers de faire connaissance entre eux. Elles favorisent les contacts entre pèlerins ayant des projets divers : le "long pèlerinage" ou le pèlerinage réalisé par étapes, le pèlerinage individuel ou en groupe.

Ces randonnées mensuelles sont ouvertes uniquement aux adhérents de
l'Association Franc-Comtoise du Chemin de Compostelle.
Chaque adhérent a la possibilité d'inviter exceptionnellement un ou deux amis marcheurs s'il le souhaite.

Propositions de sorties et randonnées en 2017 - Version du 26 mars 2017
Vous pouvez consulter et télécharger ce document avec Acrobat Reader Cliquez ici
Modalités pratiques sur le weekend des 14-15-16 juillet 2017
Vous pouvez consulter et télécharger ce document avec Acrobat Reader Cliquez ici
Sur le secteur de Fretigney-et-Velloreille (70) - mars 2017

Ce matin du dimanche 19 mars, le temps est maussade, et je dois me motiver car il me faudra faire deux heures de route pour me rendre sur le lieu de rendez-vous de cette randonnée mensuelle. Mais quelle joie en arrivant sur la petite place de la mairie des Bâties (commune de Haute-Saône de 79 habitants - sources INSEE de 2014) de retrouver Nadine, l’organisatrice entourée de 18 marcheurs, tous de bonne humeur et qui ont eux aussi bravés le temps et les routes de bonne heure.

Le départ s’effectue sous une petite pluie depuis la commune des Bâties en direction du lieu-dit “Les Cordes” situé sur la commune voisine de La Vernotte. En traversant le petit village de La Vernotte, nous nous arrêtons chez un certain Jean Bise (un charmant monsieur) qui fabrique des produits artisanaux. Là, nous avons tous eu droit à une dégustation de boules énergisantes aux effets incroyables ! Nous repartons tous gais comme des pinsons et toujours dans ce même village, nous croyons apercevoir des poules qui font du vélo ! Certainement un effet secondaire des boules énergisantes de notre ami Jean Bise. Puis, nous poursuivons en direction du lieu-dit “Les Sept Fontaines” (lieu-dit faisant partie lui aussi de la commune de La Vernotte). Nous poursuivons ensuite en direction du village de Vezet, et nous entamons enfin la traversée du Bois de Talmay pour arriver à l'abbaye de Neuvelle-lès-la Charité. Un lieu magnifique, chargé d’histoire.

☞ Quelques mots sur l’abbaye Notre-Dame-de-la-Charité :
C’est une abbaye cistercienne d’hommes fondée en 1133 et disparue en 1791. Elle était située sur la commune actuelle de Neuvelle-lès-la-Charité, dans la Haute-Saône, alors dans le diocèse de Besançon. Fille de l'abbaye de Bellevaux, donc petite fille de Morimond, elle s'est développée grâce à des protections Seigneuriales mais a subi les malheurs de la région : elle a été dévastée en particulier par Louis XI dans sa guerre contre le duc de Bourgogne,  puis en 1569 au temps des guerres de religion ou encore pendant la guerre de Dix Ans au moment de la conquête de Franche-Comté par l'armée du roi Louis XIII. Pillée à la Révolution, l'abbaye Notre-Dame-de-la-Charité est vendue comme bien national. Beaucoup de bâtiments sont alors démolis et la maison abbatiale est remplacée par un château entouré d'un jardin classique.
(sources : Wikipédia)

C’est donc dans la cour du château, aimablement prêtée par les propriétaires, et à l’abri, que chacun tirera de son sac son repas. Et bien-sûr, comme toujours, ce fût un moment fort agréable, chacun racontant ses anecdotes. Avec, cette fois-ci un temps bien meilleur, nous repartons en traversant le Bois de l’Abbaye, pour aboutir sur la route reliant le bourg de Frétigney-et-Velloreille aux Bâties. Arrivés à notre point de départ, chacun se dit au revoir en se donnant rendez-vous pour la prochaine randonnée qui aura lieu le 19 avril dans le Jura.

Christine Gallezot
Photos : Danielle Voilly

 

Sur le secteur de Moissey (39) - février 2017

C’est par une température un peu fraiche mais un ciel très dégagé que nous nous retrouvons sur la place de Moissey. 22 personnes sont présentes, venant de tous les départements limitrophes. Emmenés par Gérard Thirion qui connaît bien le secteur, nous partons en direction d’Offlanges. À l’entrée du village, nous bifurquons à droite, tout en admirant la première croix pattée qui caractérise le secteur. Exceptionnellement, nous sommes autorisés à entrer dans carrière et à en faire le tour. Le site est impressionnant, entouré de grandes falaises, ce qui démontre que l’exploitation date de bien longtemps. Première grimpette dans le massif de la Serre puis descente et remontée vers la grotte de l’Hermitage, passage incontournable dans le secteur. Nous nous dirigeons ensuite vers la croix Boyon qui est aussi très renommée aux alentours. Descente par le chemin de Compostelle mais dans le sens inverse, ce qui demande beaucoup d’attention pour ne pas se perdre. Avec l’ambiance habituelle, pleine de bonne humeur, nous nous sommes déconcentrés et nous voilà égarés en deux groupes…

La faim nous tenaille avec nos 13 km dans les jambes, mais enfin nous retrouvons la salle du Caveau bien chauffée et sortons notre pique-nique dans une ambiance toujours animée. L’après midi nous conduit sur le sentier du Tacot. Joli parcours sur une ancienne voie ferrée reliant Pesmes à Dole. Passage à Frasne les Meulière puis nous montons sur le Mont Guerin qui culmine à 322 mètres, et nous fait découvrir un oratoire avec une superbe vue sur le Val de Saône.

Retour sur Moissey vers 16h30. 
Nous avons parcouru 19 km avec un temps magnifique quasiment printanier.

Danielle Voilly
Photos : Danielle Voilly

 

Randonnée des Lumières à Montbéliard (25) - décembre 2016

Ce samedi 17 décembre l’affluence était énorme dans les rues de Montbéliard à l’occasion de la Randonnée des Lumières. Soyons francs, ce ne sont pas les membres de l’Af-ccc qui avaient envahi le  parcours !  Mais un petit groupe de notre association a parcouru à un rythme de promenade le circuit d’une dizaine de kilomètres qui a conduit du coeur historique de la ville aux rives du Doubs puis à l’intérieur du stade de Sochaux. Une découverte pour la plupart d’entre nous, venus des environs proches : Beaucourt, Belfort, Blamont, Héricourt, ou un peu plus lointains : Besançon, Filain, Marnay, Villars-Saint-Georges…. Les illuminations ont accompagné les marcheurs jusqu’à la salle de la Roselière où le groupe, dispersé durant un moment parmi la foule, s’est retrouvé autour d’un sympathique plateau-repas. Heureux de ce moment de partage et de discussions agréables, nous avons ainsi clôturé une année de balades 2016 avec ses fréquentations en demi-succès et ses belles réussites. Il ne reste qu’à souhaiter que le programme 2017 voie de nouveaux adhérents rejoindre les sorties, toujours placées sous le signe de la bonne humeur et du plaisir de la rencontre.

Nicole
 Blivet

 

Autour de La Vingeanne par Fontaine-Française - Novembre 2016
Sortir des sentiers battus et se retrouver aux confins de notre belle Franche-Comté, voilà l’objectif de cette journée de randonnée pour laquelle 17 personnes sont venues au départ de Fontaine-Française (Côte-d’Or) la bien nommée, dépendante du duché de Bourgogne et de la Couronne française du temps où la Franche-Comté était sous domination espagnole.
Bien qu’il ait fallu se cramponner à ses bâtons de marche pour ne pas s’envoler à cause des violentes bourrasques, nous avons eu le bonheur de parcourir les 18 km pour découvrir cette belle région sans pluie et même avec un peu de soleil et une douce température.
Peu après Fontaine-Française, et son église du XIVe, nous arrivons sur le lieu de la bataille du même nom, le 5 juin 1595, qui a été le théâtre d’un affrontement entre les troupes du bon roi Henri IV (3 000 hommes) et celles de l’armée espagnole (12 000 hommes) venues d’Italie, de Sicile et de Franche-Comté. Les français ont défait les ibériques à plate couture les faisant rentrer dans leurs territoires grâce à une ruse du roi Henri IV. En effet il s’était allié des habitants et des paysans localement pour faire croire à une armée supérieure en nombre bernant ainsi les espagnols qui ont laissé le champ libre. Cette bataille clôtura la huitième et dernière des guerres de religion mettant fin à la Ligue et contraignant les espagnols à abandonner les dernières places qu’ils tenaient en France. On peut voir encore un édifice, érigé à la fin du XIXe siècle qui relate cet événement.
Nous traversons plus loin le canal de la Marne à la Saône (nommé de nos jours le canal entre Champagne et Bourgogne) qui relie ces deux rivières sur 224 km. Construit entre 1852 et 1907 il permettait aux transports fluviaux d'acheminer leur cargaison du nord au sud en évitant la région parisienne. Après une importante période d’activités commerciales, il est utilisé de nos jours par le tourisme fluvial et son chemin de halage pour des balades à bicyclette.
Notre randonnée se poursuit en côtoyant l’indolente et bucolique rivière La Vingeanne qui serpente de méandres en méandres dans les prairies verdoyantes constellées des taches blanches des hérons à la recherche de leurs proies aquatiques. Cette rivière qui présente beaucoup d’intérêt touristique et halieutique prend sa source au sud du plateau de Langres à Aprey (Haute-Marne) et se jette dans la Saône 93 km plus loin à Talmay (Côte-d’Or).
Après un crochet par Saint-Seine-sur-Vingeanne, nous sommes accueillis, avec sa sympathie habituelle par monsieur Bergerot, châtelain et restaurateur du château de Rosières, et son imposante tour médiévale. Ce lieu est familier aux membres de notre association puisqu’il s’agit d’une étape pour les pèlerins se rendant à Vézelay depuis Gy (une soixantaine cette année). Un endroit abrité nous a été réservé dans les communs où nous pouvons nous restaurer à l’abri du vent.
Nous empruntons alors le chemin de Compostelle en traversant à nouveau la Vingeanne au moulin des prés par le vieux pont de pierre récemment restauré.
La très belle arrivée à Fontaine-Française côtoyant les berges aménagées de l‘étang du Fourneau nous fait découvrir ce très pittoresque village de 900 âmes et son imposant château du XVIIIe avec son plan d’eau, ses jardins (372 tilleuls) et sa belle grille d’entrée, tous ces éléments classés par les Monument Historiques.
Après cet intermède bucolique, historique et culturel à la fois, chacun regagne son chez soi, satisfait et heureux d’avoir partagé ces moments privilégiés dans la bonne humeur.

Jacques SUTTER
Photos : Danièle VOILLY
 
Sur les traces de Louis Pergaud (25) - Octobre 2016

Par ce beau dimanche coloré d’octobre c’est une joyeuse troupe qui s’élance sur les traces de Louis Pergaud. Orsans et sa curieuse fontaine oblongue est le premier village à nous accueillir. Nous continuons notre marche en suivant le chemin de crête qui surplombe les gorges de l’Audeux. L’abbaye de la Grâce-Dieu, intemporelle et blottie au creux de la vallée nous attendait, nous invitant à un instant de méditation personnelle. A la sortie de la forêt  après le village de Chaux-les-Passavant  apparaît Belmont, village natal de Louis Pergaud. Son maire, monsieur Cassard, nous convie gracieusement à visiter le musée dédié à l'écrivain et  nous fait un exposé très instructif sur la vie de l’auteur. Le repas de midi terminé, joyeux comme à l’habitude, direction l’étang de Breuillez récemment aménagé.  Nous en faisons le tour sur un ponton où des bornes didactique nous informent des particularités de ces milieux aquatiques fragiles et à protéger en priorité. C’est certainement là que Pergaud a observé la buse qui attrape la couleuvre qui avale la grenouille, cette dernière ressortant de la gueule de la couleuvre. Apres avoir admiré le beau moulin d’Amans nous arrivons à Leugney, terme de notre marche. L’église romane de Leugney nous livre ses secrets grâce à monsieur Poivey, organiste de la cathédrale Saint-Jean de Besançon et géographe. Devant l’intérêt que manifeste le groupe à ses explications, il nous ouvre la porte de la sacristie et nous montre les habits sacerdotaux conservés dans celle-ci. Merci à lui pour sa disponibilité et son érudition. C’était un dimanche d’octobre ensoleillé, volé aux premier frimas de l’hiver qui s’annonçait. Comme tant d’autres il aurait pu être conventionnel et subi.  Vous l’avez rendu heureux et rieur grâce à votre bonne humeur et votre gentillesse. Merci pour cela 


Jean Cheviet

Photos : Danielle Brun-Vaunier

 

Vers le Bizot (25) - Septembre 2016
Temps superbe ce dimanche matin au Bizot, ciel bleu, température de 12 degrés, Christine et moi étions en place, avec café chaud et gâteau de ménage avant le départ. Nous avions bien sûr dans la semaine reconnu le trajet. Même les chasseurs (merci au président), avaient même permuté leur jour de chasse au samedi. Des bancs mis à notre disposition pour la pause casse-croute à l’étang des Belles Seignes.
Hélas ! À 9h30 toujours personne au rendez vous ! Certainement que le ciel était trop bleu, la température trop élevée, la distance trop longue...
La décision vous appartient, chers pèlerins de l’Af-ccc… À bon entendeur !

Daniel Putaud et Christine Gallezot 

Sur le chemin de Compostelle en Alsace - Septembre 2016

Jacques Dato-Braconnier a mené brillamment notre groupe de 16 marcheurs de Entzheim à Thann, du 3 au 10 sepembre. Une semaine sous le soleil marquée par le plaisir de parcourir ce chemin de Compostelle avec ses richesses paysagères, artistiques, culturelles, le plaisir des rencontres entre adhérents, la chaleur de l'accueil de nos amis de l'association jacquaire alsacienne....
Pour en savoir plus et découvrir les témoignages des participants, rendez-vous sur la page "écho des sorties".

Nicole Blivet
☛ Vous pouvez voir d'autres photos dans "Galerie photos" 


 

Chemin des Moines (Secteur de Luxeuil, 70) - Août 2016
Ils m'ont tourné la tête…

Qui ? Les moines, devenus  Saint Valbert et Saint Colomban. Je suis tellement sous le charme du chemin recréé depuis peu par l’association des Amis de Saint Colomban que j'ai à cœur de le faire partager. 

Ce dimanche 21 août, nous voilà à Saint-Valbert, huit courageux et ..geuses qui n'ont pas hésiter à se lever tôt pour  découvrir ce chemin spirituel ! Deux voitures  nous attendent à l'arrivée. Troupe joyeuse sous le soleil  frisquet du matin. On commence par un petit café et un gâteau de fête.

Clés de voitures en poche, nous voilà en route pour l'Ermitage de Saint Valbert remis en état par les Amis de Saint Colomban. Valbert, fils d'un seigneur,  a choisi de consacrer son existence à Dieu. Il se dépouille et vient passer quelques années dans une grotte pour méditer et prier. Appelé à l'abbaye de Luxeuil,  Saint Valbert en  fut le troisième abbé. Il a donné son nom à ce charmant village des Vosges saônoises. Découverte de l'ermitage et traversée des jardins à La Française, un peu défraîchis ! Ils attendent Le Nôtre…

Après un parcours dans la forêt, nous arrivons dans un hameau, Chapendu. L'étymologie de Chapendu laisse planer un mystère. Cela vient-il de Champs pentus, de la "chape pendue" des moines ou alors de chats  pendus aux portes ? Chacun a la liberté d'interprétation. Le rêve est là !! Jean explique le rôle de la cloche sur la maison  qui domine le hameau très disséminé : sonner le tocsin  ou le glas.

La surface des étangs glaciaires du Trésurier et de la Pierre à mouton  est parsemée de nénuphars. Descente sur Raddon où nous décidons de poursuivre malgré l'heure théorique du repas  pour monter à la Pierre aux Sacrifices qui, en fait, est un lieu d'extraction des meules de grès. Ces meules étaient utilisées par les émouleurs  jusqu'à Thiers.

Amage nous accueille avec un abri pour déballer nos trésors, enfin pas toujours ! Jean ne trouve qu'un Tupperware de betteraves rouges qui ravissent uniquement Yvette et Nicole. Nous assistons à des échanges du couple « Duchemin », Jean et Daniel D. ! Les habitudes sont là désormais après tant de voyages communs ! 

Nous traversons Amage  via la gare du tacot que nous remarquons à peine car nous sommes en plein vide greniers.La chapelle dédiée à saint Roch nous accueille au milieu des champs de maïs.

Puis voilà la rude montée  vers la chapelle Saint Colomban au-dessus du village de Sainte-Marie-en-Chanois. Quelques inquiétudes planent avant d'attaquer ce fort dénivelé qui est pratiquement le seul de la rando. Taty fait son chemin de croix. La chaussure d'Yvette a décidé d'arrêter là son périple ! On a tous bien ri et compati ! 

La grotte de Saint Colomban est un énorme rocher surmonté d'une plate-forme, selon la légende c'est un ours qui la lui a cédée. Le saint aurait fait jaillir la source miraculeuse. Chacun y remplit sa gourde. Revoici Taty en pleine forme. Dans la chapelle, une roche en forme de lit aurait servi de couche au saint. Bien sûr, nous essayons ce lit de fortune !!

Longue redescente dans la plaine de la Voivre. Ce nom alimente nos imaginaires. Voivre signifie terrain humide, marécageux, peut être une vouivre est-elle par là ? 

Nous nous dirigeons vers la Chapelle d'Annegray restaurée par les Amis de Saint Colomban, au pied de la montagne Saint Martin. C'est la première installation dans les Vosges,  en 587, sur  les 90 monastères qui furent érigés à travers l'Europe selon la Règle de Saint Colomban.

Nous sommes tous contents d'avoir rallié l'arrivée de ce chemin spirituel célèbre. Saint Colomban, ce grand saint venu d'Irlande dont les écrits témoignent de la profonde vie intérieure, est un exemple de l'Europe alors devenue terre de mission.

Chacun est ravi et fourbu de ce périple d’une bonne vingtaine de km sous le regard des moines.

Nous retrouvons nos voitures. Je m'aperçois que la mienne est fermée et que la clé est quelque part sur le chemin. Heureusement, on n’est jamais en panne avec les amis de l’Af-ccc et le retour se fera sans problème !

Danielle
Brun-Vaunier

 

Dent de Vaulion/Bord nord du lac de Joux (Suisse) - Juillet 2016

Week-end, Fée Éric

Je me fais une joie de partir pour ces deux jours en Suisse, pour une randonnée organisée par le vice-président. Mais voilà, à la lecture du programme tout se complique. Il faut préparer le pique nique et le repas du samedi soir. Que de sacs pour partir en randonnée ! Mon voisin Robert, ne manque pas de le remarquer. En route pour l'aventure, la Vallée de Joux est située entre deux chaînes jurassiennes, entre les cols du Mollendruz et du Marchairuz. Le lac du même nom a une surface de  9,5 km2, il enrichit la Vallée avec ses voisins le lac Brenet et le lac Ter. Les activités de loisirs y règne autant l'hiver avec le patinage que l'été avec les sports nautiques. La vallée est attrayante car sa  nature y est intacte et sauvage. Voilà tout le groupe au complet sur le parking de la gare du Pont. Tous Joyeux de se retrouver. D'un commun accord nous décidons de continuer de rire pour rendre hommage aux victimes innocentes de l'attentat du 14 juillet à Nice, le cadre est posé. Voilà les 14 colons en route avec leurs deux moniteurs ;  Éric, le "directeur" et Marie-Do, la "maman" qui a prévu le pain pour toute la famille.

Nous voilà partis à l'assaut de la Dent de Vaulion, la montée se fait à travers des  pâturages d'alpage. Nous savons que nous entrons dans un endroit protégé au niveau de la faune et de la Flore. Nous suivons un sentier qui traverse la Sagne Vuagnard, c'est une zone humide une tourbière protégée. Le poète Goethe est venu en 1779 dans la Vallée de Joux a dormi deux nuits au Brassus avant son ascension célèbre de la dent de Vaulion. Certains, déjà ne respecte pas les "consignes" et "coupent les virages" ! Notamment notre Taty  en grande forme. Le flèchage jaune du Tourisme Pédestre permet  de rester dans la direction. On se retourne régulièrement pour envelopper du regard le lac et toute la vallée (photo). Nous prenons rapidement de la hauteur pour atteindre la petite Dent et le Chalet de la Dent de Vaulion avec son restaurant (1348 m). De la partie sommitale s'offre un magnifique panorama à 360° sur la Vallée de Joux, la France et la Suisse, ses quatre lacs et la chaîne des Alpes. Le temps ensoleillé et bien dégagé permet d'apprécier tout la chaîne des Alpes avec son géant : le mont Blanc. Il est parfaitement visible sous ce ciel pur ! La Dent de Vaulion mérite encore un effort pour atteindre son sommet (1483m) où point de chamois ! Nous avons dû les faire fuir ! Le sommet est équipé d'un signal géodésique et d'une table d'orientation (on peut y perdre le nord car illisible). Nous passons au milieu des vaches qui peuvent figurer au palmarès Milka ! La muraille  de Suisse existe aussi. Là Haut nous attend un vent très frisquet qui permet la mise en valeur de certains attributs féminins, cela met Gégé en émoi ! Les randonneurs habitués, ne manquent pas de trouver un endroit pour pique niquer à l'abri de ce vent fripon et face aux montagnes enneigées. On se dore au soleil, peu pressés de reprendre nos bâtons pour la descente.

Éric, nous emmène voir notre logis du soir, le Chalet Orny II qui appartient au Club Alpin Suisse de Morges. À faire pâlir celui de Heidi. Il est lové en contre bas de la Dent, de son balcon un cadre idyllique s'offre à nos yeux dans une ambiance bucolique. L'aconit Naepallus est venu s'y installer. Notre cabane est garnie de provisions "liquide", où rien ne manque. Les consignes d'utilisation sont apposées partout, impossible de les manquer. Je commence seulement à comprendre que ma jupe et mes petites chaussures ne sortiront pas du sac ce soir. Et après avoir fait le tour du locataire, chacune et chacun comprend que l'eau de la citerne est à utiliser avec parcimonie. Adieu douches rafraichissante ! Et que les toilettes qui existent, sont à gérer en eau. Pas d'électricité, donc adieu téléphone opérationnel, mails, sms. La réalité prend le pas sur la virtualité. Nous sommes tous dans l'expectative et les questions vont bon train. Mais la question majeure reste l'accès à notre beau chalet avec nos chargements de glacières respectifs. Y aura t-il 200 m ou 1 km à travers les sentiers pentus ? À suivre. Nous redescendons par des sentiers à travers des pâturages boisés et forêts de feuillus. Deux gros blocs de béton nous livre passage, de quoi s'agit il ? De "Toblerones" : un ancien barrage anti char. Nous rejoignons la terrasse du Bar de la Truite au Pont, car nous avons soif. Là je prends conscience de notre "colonie" par nos rires et pépiements. Nous prenons possession de la partie neutralisée de la terrasse. De vrais envahisseurs ! Éric a du mal à accéder à la raison de chacun. Il offre sa tournée pour fêter sa retraite récente, elle lui va tellement bien ! Espiègleries féminines fusent devant des suisses éberlués. Nous vivons notre joie en toute liberté. Là, de belles motos rutilantes et "machines à trois roues" se garent et sous les casques de belles moustaches grisonnantes. Elles interpellent Yvette qui s'essaie de faire du stop !

Nous montons en voiture en direction de l'Auberge de la Dent de Vaulion. Nous suivons la "Papa mobile". La découverte d'un chemin en pleine ascension va nous permettre de nous garer à proximité dudit Chalet. Juste une centaine de mètres à parcourir avec un fort dénivelé avec nos lourds chargements. La troupe de colons se pose et remarque que l'air et le soleil de l a montagne ont  fait rougir les joues et les épaules, La bonne mine pour aborder la soirée. Le déballage des glacières a donné lieu à une table remplie. Des victuailles et des liquides à profusion. Chacun y est allé de son invention pour créer salades colorées. Les carottes râpées ont participé à la bonne humeur collégiale. Gégé ne sait pas "où donner de la fourchette". La "marée basse", expression de Taty, n'est  pas prévue ce soir ! Éric et Dédé se mettent au fourneau pur le régal de chacun. Les 14 km de la journée ont aiguisé la faim. Repas ponctué de rires et de grivoiseries tout en observant le coucher de soleil sur le Mont Blanc. Notre Moniteur nous intime d'aller marcher dans la rosée dès notre réveil pour en apprécier les bienfaits. La tombée de la nuit nous oblige au repli et à aller dormir à l'étage dans le dortoir où chacun a déjà repéré sa place. Là, le délire fut à son apogée ; que font les couples dans leur coin, silencieux. Rigolades et blagues. Gégé est le seul homme au milieu des femmes, la gégéthéraphie s'impose ? Taty vient nous border avec un bisou à chacun. L'extinction des feux stoppe les échanges, car demain il faudra se lever, le train prévu n'attendra pas. Nuitamment des allées et venues ont lieu, peut être pour aller admirer  la voute céleste depuis le balcon du chalet.

Tout le monde est levé dès potron minet pour aller admirer le paysage alpin et marcher dans la rosée selon les prescriptions d'Éric. La balade pieds nus dans une rosée fraîche face au Mont blanc relève du rêve. Impossible d'y échapper, le mono veille, sinon pas de déjeuner ! Quel bienfait pour tout le corps, lavé d'une fraîche énergie, nous voilà tous revigorés pour cette nouvelle journée de rando, qui consistera à longer le lac de Joux via le sentier côtier nord, au départ de la ville du Sentier et arrivée au Pont. Cette balade est répertoriée dans le magazine "En Vadrouille". À 8h, le ménage du chalet est terminé et tout le monde est prêt. Nous reprenons nos voitures en bas du chalet et rejoignons la gare de Pont. L'achat des billets a pris un peu de temps, car il fut impossible de "faire ingérer" une carte bancaire française au distributeur. Daniel, en homme prévoyant, a donc dépanné plus de la moitié du groupe en avançant de la monnaie suisse. Une suissesse sourit de nos remarques de grands enfants en bande !

Le Sentier, est le cœur du pays horloger. En effet, l'horlogerie est l'économie principale de la région. Les usines jouxtent les fermes, en belle harmonie visuelle. Nous longeons l'Orbe, une des deux rivières qui alimente le lac de Joux. Nous apprécions ce panorama depuis un promontoire. Des panneaux explicatifs, lus à haute voix, par maîtresse Marie-Laure, notamment  permettent d'apprécier et de respecter cette flore et faune spécifique. Le lac est bordé de plages herbeuses où des bancs et tables accueillent nos arrêts fréquents. Trouver un bistrot pour un café matinal n'est pas aisé, et Éric semble refuser de faire marche arrière pour de la caféine au grand dam de toutes les filles ! Là encore nous passons devant une maison joyeusement décorée, très colorée. Un étal "Tout est gratuit - Servez-vous" nous interpelle. Cela va de la recette de Champignons à un sac doré que Christine remarque. Quel étonnement pour nous Français ! Une invitation au partage, c'est magnifique ! Cette phrase « Viens te mettre à côté de moi sur le banc devant la maison, femme c'est bien ton droit ! ». Des barques de pêche à moteur attendent au fil de l'eau. Elles sont toutes bleues. Le paysage est propice aux baignades naturelles  et romantiques. Notre "mouillage" se fera  sur la plage du Rocheray. Là on va tous faire trempette jusqu'au genoux dans une eau limpide. Éric nous dit son envie irrésistible de piquer une tête mais voilà, il a oublié son maillot de bain ! Il a du mal à résister mais Marie-Do le ramène à la dure réalité, il y a trop de  houle ! Il reviendra comme nous tous, car ce bord de lac est enchanteur. La poésie ne rempli que l'esprit, l'estomac a ses impératifs, aussi, Daniel et Dédé nous ont donné le La ! Nous avons ensuite lézardé au soleil avant de nous rechausser pour la dernière partie. Le sentier côtier nous a permis d'apprécier le côté sauvage du lac avec ses criques et des kerns. Les randonneurs croisés sont nombreux. Le vert des sapins et le bleu de l'eau nous ont invité à élever notre esprit, la spiritualité nous a accompagnés. L'arrivée sur la ville du Pont se fait par un plateau herbeux avec en point de mire la Dent de Vaulion sous la chaleur. Nous voilà tous décontenancés, le week-end est déjà terminé. Mais quel week-end, organisé de main de maître ou la bonne humeur a régné. Et le dieu Ra fut de la partie. À quand le prochain ? Merci de la part de tous les colons à Éric et Marie-Do pour leur attention à notre bien être.

Danielle Brun-Vaunier

Photos : Éric Pape

☛ Plus de photos à voir dans "Les galerie photos"
 

"De gare à gare" - Sur le chemin de Compostelle Belfort/Héricourt...

La randonnée du 24 avril est sortie du cadre habituel de nos randonnées mensuelles. En effet, André Leboucher et Michel Limoge,  respectivement président de Codérando et organisateur rando,  Jean Sechehaye, président du  comité départemental de la randonnée de Haute-Saône,  et l’auteure de ces lignes, ont fait le projet de rééditer le succès de l’édition 2012 "de gare à gare". Le parcours d’une vingtaine de kilomètres a été mis au point avec départ de la gare de Belfort par les bords de la Savoureuse, passage devant les bâtiments audacieux de l’Université de technologie Belfort/Montbéliard à Sévenans, Bermont,  chapelle Notre-Dame du Chêne, fort du Bois d’Oye…A partir de l’entrée en Haute-Saône, marche sur le GR5 et le chemin de Compostelle venant de Bale et arrivée à la gare d’Héricourt. 

Ce dimanche, c’est sur ce quai, à 8 h 48, que près d’une centaine de marcheurs, accueillis par les bénévoles de l’Af-ccc aidés par des membres du club héricourtois « La marche Buissonnière »,  ont pris le train qui les a menés en quelques minutes rejoindre la centaine de randonneurs qui les attendaient à la gare de Belfort. Le long convoi s’est mis en route illico. Quelques passages boueux n’ont pas ralenti le rythme. À Bermont, les bonnes volontés de Codérando attendaient de pied ferme le groupe.  Celui-ci a apprécié une organisation sans faille : remise de gobelet, apéritif et potage offerts (bienvenue le consommé, la température était  plus que fraîche !), "salle du Patro" chauffée et tentes montées dans la cour, ambiance musicale à l’accordéon. L’Af-ccc a profité de la pause pour présenter ses guides du chemin de Compostelle en Bourgogne et Franche-Comté. De nombreux participants, ayant déjà marché sur un chemin de Compostelle ou en ayant le projet, ont pris contact avec  notre association. Les foulards représentant le camino francès ont rapidement été en rupture de stock. Puis, après une reprise de marche à rythme rapide,  le préau de la cour de l’école de Brévilliers, aimablement mis à notre disposition par le maire, Michel Claudel, a été  pris d’assaut. Non seulement pour le rafraîchissement offert par notre association, mais aussi pour consultation des résultats du tirage au sort. Les heureux possesseurs de numéros gagnants se sont vu remettre des T-shirts du Conseil départemental de Haute-Saône et des guides de la Fédération française de Randonnée (FFR) "de Gare à gare". La côte de la Rouchotte et la descente sur la gare de Héricourt ont été parcourues à vive allure. La moitié des marcheurs a repris sa voiture, l’autre moitié est montée dans le train qui l’a ramenée à Belfort. Les sourires étaient de mise chez tous les participants. 

Notre association ne peut que se réjouir du partenariat amical avec les comités du Territoire de Belfort et de Haute-Saône de la FFR concrétisé de belle façon à l’occasion de cette sortie et encouragé par la présence du président régional de la FFR, Guy Berçot. L’Af-ccc a été enchantée de la venue de nos « collègues » de l’association des Amis de Saint-Jacques en Alsace, Evelyne Studer, leur présidente, en tête. Et notre association peut également se féliciter d’avoir en son sein des fidèles bénévoles. Merci à  André, Annie, Charles,  Claudine, Christine, Daniel B., Daniel P.,  Danielle, Françoise, Jeanne, Gérard, Isabelle,  Claude, Guy, qui ont largement aidé et participé au bon déroulement de la manifestation.

Nicole Blivet
Photos : Claude Bernasconi, Nicole et Daniel Blivet


Plus de photos à voir dans "Les galerie photos"

 

Autour d'Abbans, Dessous et Dessus (25 ) - Mars 2016

Aujourd'hui dimanche  20 Mars  2016, premier jour de printemps avec son sourire qui brille. Les prévisions météo sont très prometteuses. Sous un ciel un peu voilé par les brumes matinales  et un soleil jouant à cache-cache avec celles-ci, nous sommes 18 au départ de la boucle de cette randonnée qui nous conduit d’Osselle à Byans sur le Doubs. L’ambiance est décontractée et chaleureuse. Il est 9h, top départ près de la plage d’Osselle !

Nous empruntons la
« Véloroute du Doubs » qui, longeant le canal, rejoint le Doubs par  le chemin de halage. En majorité Voie Verte interdite aux véhicules motorisés,  cette piste fait partie du projet d’Eurovéloroute N°6 allant de Nantes à Budapest. Le paysage est beau, serein, rien ne vient troubler nos méditations si ce n’est, de temps à autre, une envolée majestueuse de colverts. Les oiseaux chantent, les poissons, goujons, carpes et autres habitants des eaux sont réveillés.

Les cœurs sont légers. Peut-être égoïstement, sans penser à nos amis courageux  souffrant d’un genou, d’une hanche, nous attaquons d’un pas ferme et décidé  ces 4 km « de plat » qui rejoignent  « les papeteries de Boussières »
spécialisées dans les papiers fins, opérationnelles depuis 1881.

Un barrage, établi en 1830 sur le Doubs par les Ponts et Chaussées, permet l'aménagement d'un bief de dérivation qui met en service un bâtiment d'eau équipé de trois turbines.
Deux cheminées ont été construites entre 1883 et 1887 dont une seule s’élève encore, imposante  dans les cieux.

Nous laissons la véloroute aux cyclistes qui commencent à affluer et bifurquons sur un petit chemin qui longe le canal pour arriver au pont qui l’enjambe. Nous traversons la nationale, grimpons par un petit sentier à travers bois. Attention aux
grands méchants loups !

Malgré quelques écharpes de brume,
nous découvrons un superbe panorama sur la vallée du Doubs et ses collines tout en contraste : guerrières avec les ruines du château de Montferrand, pacifiques avec la Vierge protectrice de Notre-Dame du Mont, commerçantes avec la Percée de Thoraise. Nous rêvons en grimpant l'Essart du Loup à ces époques lointaines où la beauté simple et tranquille de nos paysages comtois pouvait être troublée par de sinistres rencontres.

À l’entrée de Boussières, dont les habitants en 1092  sont  surnommés aussi les "loups",
nous découvrons et admirons, se découpant dans la lumière du matin, le clocher comtois  du XIe de l’église Saint Etienne puis, à son pied, le porche du XVIe siècle, classés tous deux aux Monuments Historiques depuis 1913.

Il est à peu près sûr que le site de Boussières a été occupé par l'homme dès la période mérovingienne. C'est au XIe
 siècle qu'on voit trace écrite de la cité pour la première fois. Elle était à l'époque la propriété de la Seigneurie d'Abbans, mais les seigneurs de Thoraise et de Chalon-Arlay y avaient aussi des biens. Jeanne d'Abbans, en l'an 1290, vendit la Seigneurie d'Abbans à Jean de Chalon-Arlay. Boussières en faisait partie. Les écrits qu'on retrouve font mention d'un incendie qui détruisit presque totalement le village en 1548. C'est en 1801 que Boussières devint chef-lieu de canton.

C’est la pause "p’tit déjeuner" et photos pour immortaliser cet instant  puis nous reprendrons notre chemin gaiement.
Les jardins sont en fête, les fleurs, habillées de jaune, bleu, blanc... s’ouvrent de bonheur.

À la sortie du village nous arpentons un chemin recouvert de petits graviers blancs, les pâquerettes étincellent sur les verts tapis. Tous, nous aimons ces petits chemins pentus qui sillonnent à travers les grandes prairies découvertes.

Puis la forêt avec ses senteurs de bois fraîchement coupé,  son concert de chants d’oiseaux, ils
dansent, s'accouplent et préparent leur nid, au loin le bruit des tronçonneuses qui s’activent, une descente puis c’est la découverte d’un petit ru aux eaux cristallines s’amusant à travers pierres, mousses, enchevêtrement de branches, une coupe de bois, le merle siffleur, un moment privilégié… Nous nous octroyons une pause de 20 mn dans ce petit coin de  paradis. Nous avons parcouru 11 km dans une campagne enchanteresse.

Il est midi, nous arrivons à la pause déjeuner à Abbans-Dessous. Nous nous installons autour des tables de pique-nique - Un des meilleurs moments de la journée ! Les plaisanteries fusent, les discussions se distillent autour du pot de l’amitié offert par les deux organisatrices de cette rando, l'auteure de ces lignes et Yvette. Une cavalière nous offre son plus merveilleux sourire… Il fait beau… les gens sont heureux, ils accueillent dans leur cœur ce printemps tant attendu.

Les agapes habituelles de gâteaux et autres gâteries terminées il est
13H45. Nous avons encore 13 km à parcourir à travers bois pour rejoindre Byans.

200 m après un oratoire dédié à la Vierge, nous empruntons un chemin empierré qui débouche dans la rue Jouffroy d'Abbans à Abbans-Dessus. Cette montée est courte mais coriace. Pour tenter de  rassurer les moins vaillants, j’ "interprète à ma manière" les quelques passages difficiles  de montées, promettant des kilomètres et kilomètres de descentes, mais personne n’est dupe…

Le village est construit sur un éperon rocheux et surplombe la forêt de Chaux ainsi que la vallée du Doubs. Il est cité (sous la forme Albans-Dessus) dans le poème d’Aragon,  « Le Conscrit des cent villages », écrit comme acte de résistance intellectuelle de manière clandestine au printemps 1943 pendant la seconde guerre mondiale. Il est probable, au vu de sa situation stratégique, qu'il a eu pour origine
un oppidum (agglomération généralement fortifiée) gallo-romain. Il comporte un château dont n'est vraiment apparent et célèbre que le donjon où le marquis Claude François Dorothée de Jouffroy d'Abbans, architecte naval et concepteur du bateau à vapeur, aurait en grande partie conçu son œuvre. On trouve mention faite de l'édifice dès 1091. Il appartenait aux sires d'Abbans. Abbans-Dessus a été le lieu de cultures céréalières et d'élevage. La vigne y a été prolifique jusqu'au XIXe siècle où elle a été totalement éradiquée par le phylloxéra.

No
us prenons  le temps de grimper jusqu'au portail du château du Marquis, puis, au centre du village, visitons l’église. Les marcheurs sont surpris, voici la deuxième église ouverte ! Celle-ci, charmante, est placée sous le vocable de l’Assomption.

Au niveau du cimetière nous nous dirigeons dans la rue du Chatelot. Une petite halte à droite à la Vierge et au sommet de la petite côte, une belle vue dégagée sur la vallée de la Loue, le Mont Poupet et les monts du Jura. Nous traversons  la D13 et rejoignons une rue empierrée qui se transforme en sentier forestier s'enfonçant dans un sous-bois bien agréable.

Le chemin arrive à une clairière dont nous longeons le bord en suivant la ligne de crête. Nous retrouvons un petit sentier partant vers le belvédère dont nous apercevons les barrières. Il nous offre une vue sur Byans-sur-Doubs, la Vallée du Doubs, la forêt de Chaux et le Massif de la Serre.

Pour le plaisir des yeux, des tapis de jonquilles s’offrent à nous, les papillons dansent, nous trouvons même des jacinthes. Petite halte pour la cueillette de quelques fleurs à offrir, nous
laissant aussi le temps de méditer sur les sentiers clair-obscurs de ces monts boisés. Puis direction « monument des Aviateurs », érigé sur le lieu même du drame à la mémoire de huit membres d'équipage de nationalités australienne et britannique. Ceux-ci devaient effectuer, à bord d’un avion quadrimoteur Short Stirling, un parachutage d'armes et de munitions au profit du maquis du Val d'Amour.L’avion, à cause de difficiles conditions météo, s'écrasa le 1er septembre 1944, à 2 h du matin, sur la colline au-dessus du village de Lombard. Les corps des aviateurs sont enterrés dans le cimetière d'Arc-et-Senans.

Nous amorçons enfin les descentes tant promises, sur un sentier moelleux puis sur un chemin empierré. En vue les premières maisons de Byans. Le chemin est bordé par un vieux murgé (mur de pierres sèches, fréquent dans nos régions).  Nous remontons  le chemin de Bellevue qui offre une jolie vue sur l'église, rejoignons la D13 et la remontons  pour jeter un œil à l'oratoire du XIXe dédié à la vierge. Nous arrivons vers le centre du village, passant entre une belle fontaine et l'église Saint-Désiré en prenant la Route de la Grotte.

À la sortie du village nous bifurquons pour rejoindre un chemin empierré qui s'en va dans les pâtures. Nous prenons le temps de nous retourner pour admirer la vue sur la colline d'Abbans et son châtelet.

Nous passons sous la voie de chemin de fer et le chemin se dédouble. Nous prenons le sentier bien dessiné qui longe la clairière. Il s'abouche perpendiculairement à un chemin puis nous arrivons au pied du pont enjambant le Doubs pour rejoindre Osselle.

L’un des Daniel, sa tablette à la main, nous informe que nous avons parcouru  23,6  km avec
dénivelé positif : 368 m, dénivelé négatif : 372 m, point haut : 518 m, point bas : 222 m.

Les visages sont fatigués, les traits sont tirés mais quelle belle journée de détente…
Tous remercient chaleureusement les organisatrices et c’est dans la bonne humeur que notre joyeuse troupe se sépare. Sans nul doute n’aurons-nous pas besoin de la berceuse de Brahms pour nous endormir ; nous espérons que cette douce, longue, nuit réparatrice et sereine sera peuplée de jolis rêves.


Jeanne Sanchez
Photos : Jeanne Sanchez, Nicole et Daniel Blivet

 

Autour du Moutherot (25) - Février 2016

Dimanche 21 février, le rendez-vous est donné à Pagney devant l’église. Petit vent frais et temps couvert. Départ à 9h00 avec 23 randonneurs.
Nous nous dirigeons vers Vitreux par les bois, ensuite nous bifurquons vers Rouffange et nous longeons la forêt avec vue sur les montagnes du Haut-Doubs en direction d’Étrabonne.
Petit arrêt à la source et lecture de la légende des Rois Mages qui seraient passés par là d’où le nom d’Étrabonne car l’eau est parait-il "Extrabonne".
Passage devant le château et nous remontons vers Le Moutherot où le vigneron nous attend pour 13h00 dans une grande salle très chauffée…Bonne ambiance habituelle, repas animé car les verres se remplissent du bon vin de monsieur Colin.
Après-midi retour Pagney via les vignes où nous avons la chance d’apercevoir le Mont Blanc.


Danielle Voilly
Photos : Danielle Voilly, Daniel Blivet
Carte : Jacqueline Leclercq 

 

Autour d'Héricourt (70) - Janvier 2016

Dimanche 17 janvier, saut du lit difficile : temps gris et neige incitent à rester au chaud. 9h00, rendez-vous au club de rando des Sports Généraux à Héricourt : huit courageux se retrouvent autour d’un café et d’un gâteau de ménage. Allez, en marche, bien emmitouflés sous les flocons, direction Couthenans. Là, pause photo devant la maison qui a vu naître la race de la vache montbéliarde. Le chemin qui mène à Luze par le Mont-Vaudois risque d’être peu praticable, la prudence nous conseille une variante. 

Et soudain, le soleil. Magnifique, lumineux sur un paysage boisé étincelant de blancheur. On quitte la cape, on ouvre l’anorak, on se désaltère, la montée et le ciel bleu nous réchauffent. La neige crisse sous la chaussure, légère, aérienne, on progresse sans peine par de larges chemins jusqu’à Brevilliers, où Jean-Claude, hébergeur de pèlerins, nous ouvre aimablement sa porte. Au chaud, nous faisons un sort au délicieux cake aux figues et fromage de chèvre de Nicole de Dampierre-les-Bois,  au gâteau de Michelle de Bermont, au kugelhof de Danielle de Belfort, pendant que Marie-Laure se régale d’une soupe maison. Revigorés, nous entamons allègrement la montée de la Rouchotte. Conquises par la balade dans ce secteur aux multiples sentiers bien balisés, des marcheuses se laissent tenter par le topo-guide du  club de rando de la communauté de communes du Pays d’Héricourt. Elles reviendront, c’est sûr !  Après cette quinzaine de kilomètres dans une ambiance amicale et chaleureuse, il est temps de se quitter.  Boubou, le bouledogue français de la fille de Nicole, très élégant dans son manteau camouflage, aurait pourtant bien poursuivi la balade…

Daniel Blivet
Photos : Nicole et Daniel Blivet

 

Randonnée de Noël à Besançon (25) - Décembre 2015

Voilà une journée inhabituelle et réussie ! Au mois d’août, j’étais contactée par Gilbert Pescayre, président de l’ACCR-BFC (association des chemins de Compostelle et de Rome – Bourgogne Franche-Comté) : Pourquoi ne pas organiser une randonnée conjointe, pas trop loin de leur siège social à Dijon ? Je pris contact avec l’office du tourisme de Besançon : la rando de Noël mise en place par la ville aurait lieu samedi 12 décembre. Facile, pas de souci d’organisation pour nous, nous n’aurions qu’à suivre !  On me donna le nom du responsable à contacter ultérieurement, les détails de participation n’étant pas réglés mi-août. Octobre : la personne concernée m’annonce d’un ton très désabusé que la ville de Besançon a annulé la randonnée habituelle. Concertation avec l’ACCR-BFC : nous décidons de garder la date déjà inscrite dans nos plannings respectifs et de concevoir entre  nous un circuit. Ce qui fut fait brillamment par Eric Pape de l’AF-CCC et Alain Rouhier de l’ACCR-BFC. Claudine, notre trésorière, se mit en quête d’un restaurant pour terminer la journée joyeusement. Affaire conclue. Un imprévu nous attendait encore début décembre : un entrefilet dans un « gratuit » distribué à Besançon, informant d’une randonnée ouverte à tous ??? Les coups de fil, les demandes d’inscription ont afflué chez Eric et Alain. Des cars, des associations de marcheurs s’annoncèrent ….Eric calma le jeu, annonçant une randonnée privée entre associations. Finalement, 70 personnes, dont un groupe d’Alsaciens, étaient présentes au lieu de rendez-vous sur le parking de la Rodia. Guidés de main de maître par les bénévoles de nos associations, gilets et drapeaux jaune en signe de reconnaissance, le long convoi s’est élancé sur la colline de Bregille, a profité d’une forêt de buis odorante, admiré un panorama sur le Doubs, cheminé dans le parc Micaud…. Certains participants sont restés persuadés jusqu’au bout de suivre la randonnée de Noël de la ville de Besançon ! Ne voulant pas prendre de risques dans la traversée de la ville, les organisateurs ont néanmoins annoncé la fin du « guidage » aux environs du marché couvert. Pour notre groupe, ce fut vin chaud au marché de Noël, découverte des artisans d’art installés dans la cour du Musée du Temps et délicieux repas  au « Pixel ». Nos deux associations se sont félicitées des bons contacts noués entre adhérents et sont prêtes à renouveler une sortie commune (mais dans la discrétion et sans publicité  intempestive !).

Nicole Blivet
Photos : ACCR-BFC

 

Sur le chemin de Compostelle entre Besançon et Marnay - Novembre ...

Pour plusieurs participants il s’agissait d’une première car ils ne connaissaient pas encore ce parcours tracé depuis 2008 pour les pèlerins partant de Besançon et voulant rejoindre le chemin principal à Marnay après 23 km de marche.

Partis vers 9h00 du Centre de soins des Tilleroyes (terminus de la ligne 10 du bus pour ceux qui souhaiteraient le découvrir) le chemin s’abrite sous une belle forêt avant de traverser Serre-les-Sapins et de rejoindre Champvans-les-Moulins par un joli vallon et un nouveau tracé réalisé par la commune. Après un bel effort pour gravir la grapillotte de la colline de  Champagney nous arrivons vers l’église de ce village pour une halte salutaire.

Plus loin l’arrêt à  Audeux nous a permis de découvrir son surprenant  lavoir et la belle ferme en contrebas. Un nouvel accès à Placey balisé récemment fait apparaitre le panorama sur les environs et le village blotti dans son vallon qui nous accueille pour l’arrêt pique-nique autour de la mairie.

Après quelques petits dénivelés et la traversée du village de Franey nous arrivons à Cordiron caractérisé par son château bien restauré par un passionné et son beau lavoir. Nous découvrons ensuite le nouvel itinéraire qui passe par de beaux chemins agrémentés d’étangs et de bosquets jusqu’à Ruffey-le-Château. Le but final apparait au loin et nous rejoignons Marnay après la traversée de la rivière l’Ognon.

L’arrivée à Marnay a permis pour certains de découvrir la fresque de Manola après sa restauration et son déplacement au centre de la cité. À noter également sur la  place de l’église les deux QR Codes concernant la fresque de Marnay mais également celui des "2000 km de Marnay à Saint Jacques de Compostelle".

Belle assistance (33 marcheurs avaient répondu à l’appel du chemin), belle ambiance dans la convivialité et l’amitié, temps superbe, découverte d’un beau chemin aux portes de Besançon, tous points qui ont contribué à faire de cette journée une belle réussite à la satisfaction de tous les participants.

Jacques Sutter
Photos : Éric Pape, Nicole et Daniel Blivet
☛ Vous pouvez voir d'autres photos dans "Galerie photos"                                                                                                            

 

Randonnée des trois forts de Besançon - octobre 2015

C'est par une belle journée d'automne qu'une dizaine de personnes de l'Af-ccc entament une randonnée à l'assaut des forts de Besançon. Après une mise en jambe sur la plaine du complexe sportif de la Malcombe, lieu de notre départ.

■ Le fort de Planoise
Notre petite troupe attaque une très longue montée jusqu'au fort de Planoise. Bâti en 1877, celui ci fut le premier rempart défensif de la ville de Besançon. 
Sur les hauteurs du fort nous profitons de deux points de vue exceptionnels. Le premier, à l’ouest sur les monts Jurassiens et la Vallée du Doubs qui serpente et le second à l'est sur Besançon et ses collines environnantes qui surplombe la capitale bisontine. Pour le premier point de vue nous faisons une petite halte sur l'aire des parapentes. Puis c’est la descente en direction des rives du Doubs. Nous nous arrêtons Aux Équegney, devant les premières cabordes (cabanes vigneronnes toutes en pierres sèches). Une visite avec moultes explications s'impose. À Besançon, jusqu’à la fin du XIXe siècle, les coteaux des collines exposés au sud étaient tous consacrés à la culture de la vigne. Puis arrivé sur les rives du Doubs, nous empruntons la voie verte et nous nous offrons une petite escale à une aire de jeux ! Nous testons les appareils de sports dans une ambiance joyeuse et bon enfant ! Le retour à la marche se fera tranquillement sur deux ou trois kilomètres avant d'amorcer la montée très raide vers le fort de Chaudanne, situé sur les hauteurs du quartier de Velotte.

■ Le fort de Chaudanne
Après cette rude montée à travers bois et pelouse calcaire nous arrivons enfin vers le fort de Chaudanne. Des tables et des bancs nous attendent pour une pause pique-nique bien méritée et conviviale. Cerise sur le gâteau, Jeanne Sanchez, nous attendait avec de bonnes bouteilles ! Désormais, tous, bien requinqué, un dernier coup d'œil au belvédère d’à côté, qui nous offre une vue magnifique sur la boucle du Doubs surplombé par la citadelle, et nous voilà repartis en direction du fort de Rosemont.


Le fort du Rosemont
Celui-ci plus petit que les deux autres, nous offre néanmoins un joli point de vue sur Planoise, le quartier de Saint-Ferjeux et tous les villages environnant le nord-ouest de l’agglomération bisontine. 
Avant de redescendre vers la Malcombe, nous visiterons une autre caborde entièrement rénovée et comme accrochée au flan de la montagne. Puis, la descente se fera à travers bois, combes et vergers. Nous ferons même une petite pause photo dans un pré avec nos amis ânes et chevaux !

Arrivés au parking, un petit jus de pommes mirabelles bien réconfortant est offert à tous les randonneurs. Chacun repartira fatigué mais heureux, les yeux rempli des beaux paysages rencontrés.

Marie-Dolorès Pape
Photos : Éric Pape


 

Dans le secteur de Dampierre (39) - Septembre 2015

C’est par une fraîche matinée, ce dimanche 20 septembre, que nous (Isabelle et Serge) avons accueilli dans le nord–jura une dizaine de marcheurs.

Si, lorsque l’on parle du Jura, on s’imagine de suite les montagnes et ses grands sapins, la vallée n’en n’est pas moins jolie. Nous avons emprunté des chemins forestiers au bord desquels nous avons pu admirer des chênes sessile, si majestueux, âgés de plus d’une centaine d’années ou bien encore les cabanes du Bois Clair perchées dans les arbres.

Nous avons pique-niqué sur les berges de l’étang du Patouillet où jadis on nettoyait les minerais de fer destinés aux forges de Fraisans. Maintenant ce lieu est un havre de paix pour les pêcheurs.

C’est en flânant sur le chemin de halage longeant le canal du Rhône au Rhin et côtoyant la rivière du Doubs que nous avons terminé cette randonnée sous un splendide soleil, celui-ci faisant miroiter des milliers de reflets dans l’eau.

Ayant rejoint notre point de départ, nous nous sommes quittés enchantés de cette charmante balade qui finalement s’est déroulée sous une météo propice à la marche et dans la joie et la convivialité.

Isabelle Prost
Photos : Nicole Blivet

 

Dans le secteur de Sancey-le-Long (25) - août 2015
Malgré la période de vacances, nous avons passé une journée formidable. 24 personnes étaient présentes, y compris des membres de notre chère association suisse de l'Amicale Jurassienne du Chemin de Saint-Jacques, dont Pierre-Alain, le président.
Le parcours fut quelque peu modifié à cause du brouillard présent sur une bonne partie de la journée. Nous avons commencé par une balade dans le  Village des Nains puis visite de la grotte de la Baume. Nous remercions mes chers cousin et cousine, Chantal et Roger Demoly qui nous a fait un bel historique.

Nous sommes ensuite montés en direction de Belvoir pour prendre le repas à l'abri dans un beau chalet de chasseurs ou nous attendaient Daniel Putaud et Claudine Socié avec les boissons et gâteaux de fête. Ce fut un super moment tous ensemble, chacun racontant une petite anecdote, sans oublier notre présidente Nicole et son cher mari Daniel.
Ensuite retour par la chapelle Sainte Anne avec un beau panorama sur le plateau de Sancey puisque la pluie avait cessé. Descente sur le village de Belvoir avec la visite du village et sa magnifique halle.

Nous avons rejoint Sancey-le-Long où nos voitures nous attendaient près de la basilique Sainte Jeanne Antide, que nous avons visitée avec intérêt.  Il était temps de se quitter mais avec le but de se revoir très bientôt.

Christine Gallezot
Photos : Nicole Blivet

 

Dans le secteur des Auxons (25) - Juillet 2015

Ce matin 19 juillet, je suis  arrivé le premier et ai attendu les randonneurs. Certains  ont eu un peu de mal à trouver l’endroit du rendez-vous, de ma faute, ayant mal indiqué le lieu. Nous ne sommes que neuf au départ, le temps est clément, il ne fait pas trop chaud. Nous quittons Les Auxons par le chemin du Tacot,  nous traversons Miserey, Ecole où nous passons vers la source-lavoir du ruisseau, le parc de l’ancien pensionnat école et la mission. Que de souvenirs  des années passées au pensionnat ! Ensuite nous nous dirigeons vers Pirey où nous passons vers une caborde très bien entretenue.  Nous arrivons sur la colline de Pouilley-les-Vignes où subsistent d’anciennes batteries militaires construites vers les années 1870. Nous cassons la croûte à coté de la table d’orientation. Nous repartons à travers bois où nous apprécions la fraicheur car le soleil s’était remis à chauffer dur. Nous  ferons les deux derniers kilomètres à découvert pour arriver à 16 heures à notre point de départ.  La journée s’est passée dans la bonne humeur.

Daniel Dussert
Photos : Nicole Blivet

 

De Kruth au Markstein (68) - 20 et 21 juin 2015

Ce devait être le solstice de l’été 2015, cela s’est transformé en solstice de l’amitié.

Samedi matin, depuis le village de Kruth (498 m) la petite troupe s’en est allée vers les hauts sommets des Vosges sous un soleil radieux (même si des parapluies pendaient sur certains sacs). Près de la scierie, perché sur la montagne, un majestueux bucher de la Saint Jean nous narguait, puis un  sentier escarpé entre les maisons fleuries mettait rapidement les pèlerins en température. Vers Sauwas les belles Vosgiennes (vaches) ruminaient en nous regardant passer. Le panorama sur le village et les crêtes  était splendide et l’ambiance radieuse, un chemin large nous menait en direction de la ferme-auberge du Schaffert. Les bucherons ayant travaillé, il nous fallut enjamber les troncs couchés. A la sortie de la forêt le ciel s’était quelques peu grisé lassant tomber les premières gouttes qui se multiplièrent rapidement au point de «s’empèleriner». Plus loin, à l’abri de grands arbres le repas tiré du sac fut avalé presque au sec. Entre temps le robinet du ciel se ferma, mais laissa du brouillard sur les crêtes que nous atteignirent après une dernière monté (1198 m).  Sur un chemin sans horizon nous continuons en passant par le col du Hannenbrunnen, plus loin en traversant la route du Breitfirst (1298 m) un champ d’arnica s’offrit à nous. A cet instant le ciel devînt plus clément, ainsi les chaumes du Markstein firent leur apparition. Arrivés à la ferme-auberge du Ttréh, Nicole, Claudine et Daniel nous rejoignirent. Les traces de fraîcheur furent vite dissipées par le vin chaud que le patron nous servit. Encore un petit effort et nous voila devant le refuge de l’AAVM, lieu de notre hébergement. Après notre installation nous repartîmes vers la ferme auberge où le repas « marcaire » fut servit avec les explications de Jean-Paul Deybach, patron du lieu.

 

Dans la nuit le temps changea : brouillard et grosse pluie inondèrent  l’atmosphère. Après un petit déjeuner copieux il fut décidé de ne pas monter au Markstein (20 m de visibilité) mais de repasser à la ferme-auberge pour acheter des produits fermiers. Au départ il n’y avait plus de pèlerins mais que pèlerines fortement humides. En sortant de la forêt et arrivant au village le ciel devint plus clément et c’est sous un préau du village d’Oderen que le casse-croute allégea les sacs. Nous continuâmes en direction du Drumont, d’abord en traversant la voie ferrée (toujours active) puis une montée assez raide nous fit grimper afin de profiter du panorama sur la vallée. Après quelques hésitations sur la lecture de carte, le sentier nous menant à la chapelle Sainte Catherine fut trouvé. Nicole, Claudine et Daniel nous y attendaient et il ne restait plus qu’a se glisser jusqu’au village de Kruth où les adieux se firent chaleureux. La montagne provoque des grimaces, des sourires, l’important pour le pèlerin c’est d’avoir la relation amicale et peu importe ce qui tombe du ciel.

Jacques Dato
Photos : Jacques Dato, Eric Pape et Nicole Blivet
☛ Vous pouvez voir d'autres photos dans "Galerie photos"   

 

Au Pays des 7 Rivières (70) - Mai 2015

Ce matin du 17 mai, le petit groupe de neuf marcheurs s'est engagé sur le sentier pédagogique  "d'un rail à l'autre" au Pays des 7 Rivières. Guidé par les "rails bleus" et documenté par les tables de lecture jalonnant le parcours de 18 km, chacun a pu découvrir la diversité du paysage, du patrimoine ferroviaire (ligne LGV, le tacot d'autrefois), du patrimoine bâti (lavoirs, maisons anciennes), du patrimoine naturel (sentier karstique) rencontrés. Peu après le départ, sur une colline bordée de vergers, une halte s'impose devant une table d'orientation qui offre un large point de vue sur les environs de Rioz et au-delà. Au terme d'une première boucle à travers vergers, pâturages, villages pittoresques, sans oublier les passages sous et sur voies ferrées et routes, la pause méridienne est bienvenue  dans un petit parc ombragé dans le bourg de Rioz. Le guide du jour n'est pas ménagé... Le sentier de l'après-midi nous conduira à travers bois vers la source de l'Ermite et un dédale de curiosités karstiques bien aménagé. La boucle est bouclée aux environs de 16h00 après une marche sans difficulté particulière : "un godillot" selon la proposition d'Eric Pape.

Une météo confortable ajoutée à l'ambiance très joviale du groupe a contribué à l’agrément de cette balade bien appréciée de tous les participants.

Marie-Laure Gelinotte
Photos : Éric Pape

 

Autour de Besançon (25) - Avril 2015

Philippe Roy, l’organisateur de la randonnée du dimanche 19 avril, avait préparé une magnifique boucle dans les environs de Besançon. Il suffit en effet de quelques pas pour s’éloigner de la ville  et trouver pistes forestières ou chemins caillouteux. Au gré d’un parcours en forme de montagnes russes, 18 marcheurs ont admiré les cerisiers en fleurs et  le château de Montfaucon, arpenté Le Grand Désert, longé les bords du Doubs, contemplé la citadelle vue de dos …

Le groupe a aussi fait quelque peu « souffrir » le guide du jour : quelques retardataires au départ le matin, un  malaise après pique-nique pour l’une, puis une chute pour une autre, puis une légère indiscipline de la part de quelques participants…. Etait-ce le soleil et une chaleur inaccoutumée en cette saison qui tournait un peu les têtes ? Tout s’est heureusement bien terminé : le malaise fut bénin. L’éosine coula à flot sur le coude écorché. Retrouvant leurs véhicules vers la Chapelle des Buis, un peu fatigués mais ravis, les marcheurs ont remercié Philippe pour les explications géographiques et historiques qu’il a apportées au long de cette belle balade d’environ 22 km et pour l’organisation sans faille de la journée.

Nicole Blivet
Photos : Éric Pape et Nicole Blivet

 

Autour de Villafans (70) - mars 2015
Jolie balade sous un soleil printanier avec Danielle Brun-Vaunier comme guide. 
 

Autour de Bucey-les-Gy (70) - Février 2015

L’accueil a été chaleureux au départ de la randonnée du 15 février : les 18 marcheurs du jour ont apprécié les boissons chaudes préparées par Emile Ney, maire de Bucey-les-Gy et tout nouveau membre du conseil d’administration de notre association, qui avait aussi amené les délicieuses gaufres de Catherine. Après la sévère côte en forêt montant vers Saint-Maurice, la balade concoctée avec soin par Danielle Voilly a fait apprécier le paysage insolite des pelouses sèches. Les orchidées, bien entendu, n’étaient pas encore visibles, mais les larges panoramas sous un soleil bienvenu ont enchanté les participants. Dans l’abri aimablement prêté par une habitante, le pique-nique, entre plaisanteries, gâteaux et  boissons rendant gai, a ravigoté les marcheurs. Ceux-ci ont retrouvé un moment le chemin de Compostelle vers la ferme des Combes, avant de découvrir une table d’orientation originale, la grotte du Captiot ou l’étrange ustensile servant autrefois à lier les bottes de foin. Après le rinçage des chaussures boueuses dans la « Morthe », les marcheurs ont inauguré une tradition créée le jour même par Gérard : jeter une piécette dans le bassin du rare lavoir sis sous la mairie et faire un vœu. Personne ne sait encore si les vœux seront exaucés, mais ce qui est absolument sûr, c’est que la journée fut bien agréable.

Nicole Blivet

Photos : Nicole Blivet

 

Autour de Héricourt (70) – Janvier 2015
Jolie balade de 13 km, que celle concoctée par Daniel Blivet pour le premier rendez-vous de l’année, dimanche 18 janvier. Les douze marcheurs du jour ont pris le chemin de Compostelle qui sort de Héricourt par l’ancienne "route du tram" avant de bifurquer vers le circuit de la "Pierre Plate". Du haut de ce promontoire, à 499 m, la vue sur le Ballon d’Alsace enneigé, au loin, était un enchantement. La suite du parcours fut variée  avec de belles forêts, la fontaine-lavoir Mozer et le majestueux tilleul de Verlans. À 13h00, retour au local de la rando pour avaler au chaud les sandwiches. Les gâteaux amenés par les adhérents, le café et les rires partagés ont prolongé le pique-nique. La majorité des participants a ensuite préféré rester au club pour visionner un diaporama sur le chemin de Compostelle. De l’avis général, ce démarrage de l’année en douceur a été bien agréable.

Daniel Blivet
Photos : Nicole Blivet
 

Rando de Noël à Montbéliard (25) – Décembre 2014
Nous terminons l'année en beauté, avec la randonnée des Lumières à Montbéliard en ce samedi 20 décembre. Nos amis de la Francigena sont venus aussi très nombreux comme chaque année, et c'est sous un temps clément, que nous prenons le départ depuis la Roselière pour une petite boucle de 10 km autour de la ville. Retour par le marché de Noël et la féerie des lumières. Après avoir partagé un plateau repas en commun, chacun reprend le chemin du retour. Merci à la trentaine de participants, et à l'année prochaine.

Daniel Putaud
Photos : Daniel Putaud et Nicole Blivet
 

Autour de Tallenay (25) - novembre 2014
Cette journée du 16 novembre fut une fois de plus un succès avec un temps clément malgré la pluie annoncée ; c'est à croire que Saint Jacques est toujours avec nous. C'est avec une bonne ambiance qu'André Better nous a conduit tout d'abord vers les "les Fonds de Chailluz" sur un chemin entre forêt et prairie. Un ancien mur de pierre marque la limite historique du massif de Chailluz. 
Retour par le sentier Saint Nicolas.
Ensuite direction la Dame Blanche pour arriver au vieux tilleul en suivant la crête avec de magnifiques points de vue. Retour par les "Petites baraques" pour déguster notre casse-croûte où, surprise !, nous attendait Patrick Camus avec un assortiment de bouteilles et de petits gâteaux (que de gentillesse). Retour par le parc animalier avec de beaux cerfs et belles biches (les plus beaux, c'était quand même bien nous)...
Puis descente vers Tallenay sur un magnifique chemin avec encore des couleurs chatoyantes et un beau panorama sur Besançon.
A l'arrivée, après ces 19 km,  un bon café nous attendait chez André. Nous nous quittons plein d'enthousiasme avant la prochaine rando : Les Lumières de Noël en décembre.

Christine Gallezot
 

Autour d’Onans (25) – Octobre 2014
Jolie journée que celle concoctée par Michel Blind, Brigitte et Christine. La fraîcheur matinale s’est vite muée en une chaleur inhabituelle pour un 19 octobre. Après une douce grimpette en forêt, les paysages encore verdoyants se sont dévoilés au-dessus de mers de brouillard. Une petite halte à Gémonval a permis aux participants de faire connaissance avec l’ancien tracé du chemin de Compostelle, toujours balisé (le nouveau tracé passe par Saulnot et Malval). D’excellentes bouteilles de vin rafraîchies attendaient les amateurs dans l’eau du lavoir à Marvelise. Mis en joie par ces breuvages, mais également par les noix trouvées au sol, la troupe est repartie pleine d’enthousiasme pour la suite de cette boucle plaisante d’environ 17 km entre Doubs et Haute-Saône.

Nicole Blivet
Photos : Nicole Blivet
 

Vers Beure (25)

Le rendez-vous était  pour neuf heures, ce dimanche 21 septembre.  Tous les marcheurs étaient déjà prêts dans ces derniers jours d’été mourant.  Le ciel nuageux  présageait une journée pluvieuse.

Après les salutations d’usage et la traditionnelle photo, tout ce petit monde se met en route  pour un circuit de 17 km, « La balade au bout du monde».  Dans le vieux village de Beure nous croisons les musiciens de la fanfare du village partant célébrer le 70ème anniversaire de la libération retrouvée ! L’ambiance est décontractée, le soleil joue à cache-cache avec les nuages. Premier arrêt, la cascade, elle souffre  de la chaleur de ces derniers jours de soleil.   

Ce sont les premiers jours de chasse, quelques détonations résonnent dans la fraîcheur du matin, nos joyeux compagnons de marche rient  de bon cœur ; après une petite heure de marche traînante, nous arrivons au petit village de  Fontain, Saint-Pierre nous salue. De temps à autre, nous nous arrêtons pour admirer de merveilleux points de vue, en contre- bas un chamois apeuré s’enfuit, en prenant le temps de jeter un coup d'œil à ce panorama somptueux.  A l’horizon se découpe le rocher d'Arguel, où était perché autrefois un château féodal (aujourd'hui ruiné) du comte d’Arguel, (le nom de la famille d'Arguel  apparaît au XIe siècle en la personne de Guy d’Arguel (1040-1097). Les seigneurs d’Arguel ont leur sépulture en la cathédrale Saint-Etienne de Besançon). En route vers le plateau d’Arguel,  nous descendons un champ en passant à droite du château d'eau, les plaisanteries fusent, nous devons absolument respecter le programme, l’apéritif nous attend à 12h30,  nous découvrons le vieux lavoir d'Arguel,  montons une voie sans issue puis l’église. Nous empruntons un petit sentier étroit qui grimpe vers la ligne de crête et sillonne entre de belles roches, nous avons droit à  un belvédère sur la vallée de Besançon,  ce sentier nous emmène à une clairière qui offre de belles vues sur le fort de Planoise, le Rosemont et le village d’Avanne. Nous entrons dans un bois qui nous conduit au hameau "la Maltournée", commune de Larnod. Nous nous dirigeons sur le sentier empierré qui  débouche au rocher de Valmy,  (hommage à la stèle commémorative, érigée en l’honneur des 16 membres des groupes de résistance Guy Mocquet et Marius Vallet fusillés à la Citadelle).  

Vers 14h00 le ciel s’assombrit, les éléments se déchaînent, le repas tiré du sac s’achève dans la précipitation. Nous admirons l’un des plus beaux points de vue des environs de Besançon. Nous poursuivons ensuite notre route vers un vallon. Enfin le fort de Pugey ouvert à l’occasion des journées du patrimoine, visite très intéressante et instructive, agrémentée des explications d’un conseiller de Mairie. À 17h00, nous redescendons en prenant un sentier qui s'enfonce dans le bois ; nous rejoignons la D308 pour nous engager dans une voie sans issue, "le Chemin du Sinaï", que nous suivons et qui nous fera descendre des escaliers,  pour nous retrouver  rue du Repos jusqu'au parking du cimetière de Beure, départ de notre randonnée du jour.

C’est avec émotion que j’adresse un grand merci à tous les participants pour leur présence, leur bonne humeur, pour avoir partagé ce délicieux moment avec moi. Au total 17 km parcourus dans la joie et la bonne humeur... et une très belle journée de découverte du patrimoine.

Jeanne Sanchez

 

Autour de Sancey-le-Grand (25) - Août 2014

Avec un mois de juillet et début août pluvieux, que de bonheur pour cette belle journée ensoleillée dans le vallon de Sancey. Y aurait-il une influence de Sainte Jeanne Antide Thouret née à Sancey-le-Long en 1765 ? La journée a débuté par une bonne montée pour atteindre le point de vue du Dard d’où l'on découvre le vallon de Sancey et le village de Belvoir dominé par son château. Ensuite direction Surmont où l'on a pu découvrir, loin de toute habitation, la jolie fontaine de Grisfontaine qui date de 1881, puis descente sur Sancey-le-Long avec visite du Village des Nains avant de déguster notre cher casse-croûte chez le cousin Roger, qui nous a préparé gentiment un apéritif dans la joie et la bonne humeur. Ensuite direction Belvoir, avec la visite des halles du 12e siècle, de l'église, du château des 12e  et 15e siècles où Roger a su nous donner quelques indications sur la vie de Belvoir. Puis passage vers l'oratoire du Bon Dieu de Pitié ; descente par la "Vie aux Morts" et retour près de nos voitures transférées par de petites mains habiles. Quelle organisation !
À l'année prochaine, même date, même région.

Christine Gallezot

 

La Vy aux Moines - Juillet 2014
Philippe nous avait concocté une randonnée franco-suisse de deux jours. Départ le 19 juillet de l'abbaye de Montbenoît (France), arrivée le lendemain 20 juillet au prieuré de Môtiers (Suisse). Soit environ une cinquantaine de kilomètres. 19 adhérents se sont inscrits pour ce week-end de marche. Une ambiance joyeuse et bruyante ainsi qu'un accueil des plus chaleureux chez nos amis suisses (restaurant l'Isba à La Brévine) laisseront, a n'en pas douter, de très bons souvenirs à tous !
Pour avoir plus de détails sur ce week-end qui a enchanté nombre de participants, il faut consulter les pages "Échos des sorties" et "Galeries photos".

Éric Pape
Photos : Éric Pape

Le chemin de Compostelle en Bourgogne - Juin 2014

Que retenir de ces sept jours d’itinérance qui ont conduit 11 adhérents de l’Af-ccc, de Saint-Jean-de-Losne à Cluny, à la découverte de d’une région aussi riche culturellement que spirituellement ?  L’excellente ambiance du groupe ? Les chaleureux accueils reçus à toutes les étapes ? Le soleil toujours présent ? Pour avoir plus de détails sur cette semaine qui a enchanté ses participants, il faut consulter les pages "échos des sorties" et "galeries photos".

Nicole Blivet


Autour de Vy-les-Rupt (70) - Mai 2014
Marie-Laure nous avait donné rendez-vous ce dimanche 17 mai à Vy les Rupt, son village natal,  pour notre traditionnelle randonnée mensuelle. Départ à 9h00 pétante, en direction de la forêt de Confracourt, sous un doux soleil et une légère brise. Premier arrêt devant un monument FFI avec moult explications de la part de notre guide sur ce fait d'armes de la dernière guerre. 
Une délicieuse surprise nous attendait au bord de l'étang de Confracourt, pour la pause déjeuner : un copieux apéritif préparé et amené par Jacky, l’époux de Dominique. Superbe ambiance au bord de l'eau pour le repas tiré de sac, puis en route pour une rapide visite du château de Rupt sur Saône, avec sa tour du XIIIe, sa ferme style Italien et même une serre-orangerie, le tout dans un vaste parc. C'est à travers champs que nous rejoignons notre point de départ. Distance parcourue 23 km, dénivelé 400 m.

Un grand merci à Marie-Laure, Dominique et Jacky, pour le vin qui a coulé à flot, les délicieux gâteaux, et pour la parfaite organisation de cette randonnée. À renouveler...

Daniel Putaud

 

Au fort de la Dame Blanche (25) - Avril 2014
Superbe randonnée savamment préparée par l'ami Daniel Dussert. Il faut dire que nous étions sur ses terres au départ de Châtillon-le Duc.
En avant sur un large sentier longeant la falaise, avec une vue splendide sur la vallée de l'Ognon, recueillement à la Vierge de Châtillon érigée en 1872 (elle aurait sauvé Besançon des Prussiens,en 1870). Puis douce montée au fort de la Dame Blanche, altitude 607 m, pause casse-croûte à l'entrée sous un soleil généreux . 
Retour bien à l'abri du soleil en sous bois toujours sur un large chemin. 
Merci Daniel pour cette magnifique boucle de 20 km, nous comptons sur toi pour l'année prochaine bien sûr.
Daniel
 
Autour de Foucherans (25) - Mars 2014
Dimanche  16 mars, la boucle concoctée par Philippe Roy a conduit les marcheurs sur 18 km environ dans le secteur de Foucherans dans le Doubs. Parcours varié, entre bois encore sombres, vert tendre des prés renaissants, spectaculaires points de vue, et avancée rectiligne le long d’une ancienne voie de chemin de fer liant l’Hôpital-du-Grosbois à Lods, aujourd’hui chemin de randonnée apaisant. La culture ne fut pas absente : Philippe expliqua le passé de Saint-Maximin, évêque qui aurait été lié à l’évêché de Besançon et qui fit l’objet d’un culte dans une chapelle érigée au XIXème siècle, réhabilitée en 1995. Il n’y eut pas de question sur le tronçon balisé en rouge et blanc du GR 595, mais le groupe s’est interrogé sur la signification des sigles VF, de balises ou flèches jaunes et blanches : la balade a en effet emprunté une bribe de la Voie Francigena, voie historique qu’emprunta Sigéric, évêque de Cantorbery, qui relia l’Angleterre à Rome en 990.  Les marcheurs ont également apprécié le pique-nique, tranquillement assis sous un soleil printanier, avec conversations amicales et échanges de savoureux desserts (Ah ! la brioche de Marie !). 
Nicole
 

Vers Étrepigney (39) - mai 2016

« Les jours se suivent mais ne se ressemblent pas » ; heureusement ! car si la veille de la randonnée la météo était exécrable, c’est sous un soleil radieux qu’une douzaine de personnes s’est retrouvée à Étrepigney, point de départ de la randonnée du dimanche 15 mai. 

Au programme de cette journée, marche au sein de la forêt de Chaux en empruntant le sentier du Guêpier* sur les traces des anciens habitants de ce lieu et visite du musée d’Étrepigney aménagé dans l’ancien lavoir.

En traversant le village, nous avons pu admirer de jolies demeures en pierre de taille. Et surprise ! Marcel Combet, responsable du musée, nous attendait sur le seuil de sa maison. Il a gentiment distribué à chacun un livret regroupant des informations sur les différentes curiosités que nous allions découvrir sur notre chemin, entre autres le baccu (habitat temporaire des bûcherons-charbonniers fait de bois et de mousse ou d’argile), le four à pain… (plus de détail sur le site : www.etrepigney.fr - tourisme). Cependant, en tant qu’adhérents de l’Af-ccc, un ouvrage nous a particulièrement interpellé : l’oratoire dédié à saint Thibauld, personnage qui vers l’an 1050, en marche sur les chemins de saint Jacques de Compostelle, prêchait et instruisait les charbonniers demi-sauvages dans la forêt de Chaux non loin de Dole. C’est ainsi que naquit la confrérie des Bons Cousins Charbonniers.

Cette balade s’est déroulée dans la bonne humeur et la gaieté ! Si en septembre le brame du cerf retentit au fond des bois, ce jour-là s’élevaient les rires de joyeux drilles.

Cette journée s’est terminée par la visite du musée consacré à la poterie et rendant hommage aux nombreux anciens potiers du village. Marcel Combet, passionné par l’histoire de Joseph Martin, céramiste, a su captiver notre attention par ses récits.

Tous les présents ont vivement remercié Serge et l'auteur de ces lignes pour l'organisation de cette sortie. 

Isabelle Prost

(*) Dans le langage des Bons Cousins Charbonniers, ce terme désignait la personne étrangère à la confrérie et qui n’en connaissait ni les rites ni les secrets.


Le circuit des Radeliers (39) - Février 2014
Après le déluge de la veille les sentiers étaient bien détrempés, dans la forêt de Chaux !  Le circuit, soigneusement étudié au préalable par Danielle Voilly, fut donc un peu modifié pour cause de chemin inondé. Aucun des 18 participants ne s’en est plaint. Sur 18,2 km  - les marcheurs de l’Af-ccc aiment de plus en plus mesurer leurs "exploits" à grands renforts d’enregistrement sur leurs smartphones ! -  les randonneurs  ont découvert avec plaisir le village de Montbarrey, puis arpenté l'humide et  plate forêt avant de poser le sac du pique-nique, bien à l’abri dans la "Baraque 14".  Ils se sont intéressés à la Vieille-Loye, cet ancien village de bûcherons-charbonniers reconstitué et, tout au long du parcours, aux plaquettes  du "circuit des radeliers" rappelant l’épopée du flottage de bois sur la Loue. Cette journée sans pluie mais à l’atmosphère aquatique fut donc une réussite. Il ne reste plus qu’à espérer que les papiers insérés par quelques participants dans les crevasses de l’écorce du grand "chêne à vœux" soient exaucés.
Nicole 

 

Les Fontenelles (25) - Janvier 2014
Pas de neige. Donc pas de raquettes. Mais une magnifique balade sous un soleil presque printanier très apprécié de la douzaine de participants. Guidés par Daniel Putaud et Christine Gallezot,  les marcheurs ont arpenté, au long de 18 km, des sentiers même pas boueux, admiré les vastes espaces du Haut-Doubs, les fermes  aux chaleureuses boiseries, des clochers pointus typiques  et un surprenant abreuvoir-lavogne gallo-romain. Le jambon de pays et le comté venu tout droit de la fruitière, dégustés confortablement et dans une humeur joyeuse près d'un poêle à pellets, ont enchanté les papilles et donné à chacun envie de revenir dans cette belle région.
Nicole
 

Le Morvan : chemin pèlerin de Vézelay à Autun - septembre 2013
Une première pour l'Af-ccc : l'organisation d'une semaine de randonnée itinérante. Il y a eu du soleil (un tout petit peu), de la pluie et de la bonne humeur (beaucoup). De la "colline éternelle" à Château-Chinon, fief de l'ancien président François Mitterrand, du musée de la civilisation celtique de Bibracte à la cathédrale d'Autun, les marcheurs ont  découvert une région aux reliefs vallonnés dans une nature boisée et sauvage. Plus de détails, plus de photos sont à découvrir dans les pages "échos des sorties" et "galeries photos".
Nicole
 


Actualité
Publié le 21.03.2017
Pose du panneau aux Tilleroyes à Besançon
Info Besançon : Le panneau des Tilleroyes est...
Publié le 18.02.2017
Attention ! Chemin impraticable pour travaux forestiers de longue durée sur le tronçon Échenans-sous-Mont-Vaudois > Luze (70)
Attention ! Chemin impraticable en raison de...
Publié le 27.11.2016
Week-end du 14 et 15 janvier 2017 à Luxeuil-les-Bains (70300)
Un temps fort : Week-end de partage avec...
Publié le 27.11.2016
Les propositions de sorties et randonnées pour 2017 sont parues
Le planning des sorties et randonnées 2017 est...
Partenaires
 
Studio AWProd.com